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CHRONIQUE : En Iran, les campus se soulèvent — et le régime tremble
Crédit: Adobe Stock

Téhéran, épicentre de la défiance

La carte de la révolte se lit comme un annuaire des meilleures universités du pays. L’Université de Téhéran, la plus ancienne, la plus prestigieuse — celle où, en 1999, des étudiants avaient déjà secoué les fondations du régime. L’Université Sharif de Technologie, le MIT de l’Iran, où l’on forme les ingénieurs qui construisent l’avenir — un avenir que le régime s’acharne à leur voler. L’Université Amir Kabir, autre bastion technique, où un étudiant a été gravement blessé lors d’une charge des miliciens du Bassidj contre un rassemblement sur le campus. L’Université Shahid Beheshti. L’Université des Arts. L’Université des Sciences et Technologies d’Iran. L’Université Khajeh Nassir. Sept universités dans la seule capitale. Sept foyers d’incendie que le régime ne parvient plus à éteindre.

Les images qui filtrent malgré les restrictions d’Internet montrent des scènes d’une intensité sidérante. Des vidéos montrent des groupes d’étudiants brandissant des drapeaux iraniens, face à d’autrès portant des masques — les deux camps tenant des photographies de mémorial. D’un côté, les étudiants qui pleurent leurs morts. De l’autre, les Bassidj, ces miliciens du Corps des Gardiens de la Révolution infiltrés sur les campus, déguisés en étudiants. La confrontation est devenue physique. Les étudiants ont crié « bi sharaf »« déshonoré » en farsi — aux forces de sécurité qui les repoussaient violemment à l’entrée principale de l’Université de Téhéran.

Quand des étudiants en ingénierie, en médecine, en droit traitent les hommes armés de « déshonoré », ce n’est pas une insulte. C’est un diagnostic. Et il est sans appel.

Mashhad, la province qui refuse de se taire

La révolte ne se limite pas à Téhéran. À Mashhad, deuxième ville du pays et capitale religieuse du chiisme iranien, les étudiants de l’Université Ferdowsi et de l’Université Sajjad sont sortis dans les rues. Les images montrent des forces de sécurité chargeant les étudiants de Ferdowsi. Mashhad n’est pas n’importe quelle ville. C’est le lieu de naissance de l’imam Reza, le huitième imam chiite. C’est la ville sainte. Quand Mashhad se soulève, c’est le socle religieux du régime qui vacille. Car ces étudiants ne sont pas des « agents étrangers ». Ils sont les enfants de la République islamique. Formés dans ses écoles. Élevés sous ses lois. Et c’est précisément pour cela qu’ils savent que tout est mensonge.

La géographie de la contestation raconte une vérité que le régime ne peut plus masquer : la colère est partout. Elle n’est pas le fait d’une ville, d’une ethnie, d’une classe sociale. Elle traverse les lignes de faille que le pouvoir a toujours exploitées pour diviser. Persans et Kurdes. Religieux et laïques. Riches et pauvres. Tous unis par un même constat : ce régime ne les représente pas. Ce régime ne les protège pas. Ce régime les tue.

Encadré de transparence du chroniqueur

Positionnement éditorial

Cette chronique adopte une perspective éditoriale assumée en faveur des droits humains et de la démocratie. Elle se positionne résolument du côté des étudiants iraniens qui manifestent pacifiquement pour leurs droits fondamentaux. Le droit à l’éducation libre, à la dignité personnelle et à la liberté d’expression ne sont pas des positions politiques — ce sont des droits universels reconnus par la Déclaration universelle des droits de l’homme.

Ce positionnement n’est pas de la partialité. C’est un choix moral. Face à un régime qui tire sur ses propres étudiants, la neutralité n’est pas de l’objectivité — c’est de l’indifférence.

Méthodologie et sources

Cette chronique s’appuie sur des sources multiples et croisées : reportages de terrain d’Al Jazeera, NPR, Euronews et NBC News; données de l’agence HRANA (Human Rights Activists News Agency); rapports du NCRI (National Council of Resistance of Iran); estimations du rapporteur spécial des Nations unies; UNN (Ukrainian National News); analyses du Real Instituto Elcano, du Washington Post, de Foreign Policy et de la House of Commons Library du Royaume-Uni. Les chiffres divergents sont présentés avec leurs sources respectives pour permettre au lecteur de se forger sa propre opinion.

Les faits rapportés ont été vérifiés auprès d’au moins deux sources indépendantes. Les interprétations et analyses sont les miennes et n’engagent que moi.

Nature de l’analyse

Je ne suis PAS journaliste. Je suis chroniqueur indépendant. Cette analyse représente mon opinion éclairée, fondée sur des faits vérifiés et un suivi attentif de la situation iranienne. Elle ne prétend pas à l’exhaustivité ni à l’objectivité journalistique au sens classique du terme. Elle assume un regard engagé en faveur des droits fondamentaux de la personne humaine.

Le lecteur est invité à consulter les sources citées pour se forger sa propre opinion et à exercer son esprit critique face à toute analyse, y compris la mienne.

Sources

Sources primaires

UNN — Iranian students protest for the second consecutive day at the country’s largest universities

Al Jazeera — Iranian students rally as universities reopen after nationwide protests

NPR — University students hold new protests in Iran around memorials for those killed

Euronews — Iranian students renew anti-government protests in Tehran amid a US military buildup

NCRI — Large-Scale Student Protests for the Second Consecutive Day at Universities Across the Country

Tribune — Iran students resume protests after deadly January crackdown

Sources secondaires

Wikipedia — 2025-2026 Iranian protests

NBC News — Iranian students clash with pro-government groups at defiant protests

WNCRI — Student Protests Continue Across Iran; Khamenei Image Trampled

House of Commons Library — Iran protests 2026: UK and international response

Washington Post — What’s new about this wave of protests in Iran

Center for Human Rights in Iran — Student who undressed to protest Iran’s répressive dress code forced into psychiatric center

Real Instituto Elcano — Iran’s 2025-26 protests, resilience and political containment

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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