Les chiffres qui dessinent un effondrement
Regardons ce que les forces armées ukrainiennes ont documente en 1 460 jours de combat. 11 694 chars détruits. Pour un pays qui se vantait de posseder la plus grande flotte blindee d’Europe, c’est un aveu d’échec blindee. 24 069 vehicules blindes réduits en ferraille. 37 470 systèmes d’artillerie — le nerf de la guerre russe, sa doctrine, son identité tactique — aneantis. 1 652 lance-roquettes multiples. 1 303 systèmes de défense aérienne. 435 avions. 348 hélicoptères.
Mais le chiffre le plus siderant est peut-etre celui des drones. 142 113 drones opérationnels et tactiques abattus. 147 210 cibles aériennes au total interceptees par la défense ukrainienne. La Russie a transforme le ciel ukrainien en un essaim permanent de machines de mort — et l’Ukraine les a systematiquement fauchees, une par une, jour après jour, avec une détermination qui force le respect.
Quand on aligne ces chiffres, on ne voit pas des statistiques. On voit un pays qui jette sa jeunesse, son materiel, son avenir dans une guerre qu’il ne peut pas gagner à ce rythme. Et un autre pays qui refuse de mourir.
La journée du 22 fevrier : un echantillon du quotidien
Le 22 fevrier 2026, les pertes russes en une seule journée se lisent comme un inventaire de désastre. 890 soldats hors de combat. 9 chars. 6 vehicules blindes. 41 systèmes d’artillerie — un chiffre anormalement éleve qui indique soit une offensive particulierement couteuse, soit une capacité ukrainienne de contre-batterie qui ne faiblit pas. 1 lance-roquettes multiple. 205 vehicules et citernes de carburant. Et surtout, 1 705 drones abattus en 24 heures.
1 705 drones en un jour. Cela signifie que les défenseurs ukrainiens ont abattu plus de 70 drones par heure. Un drone toutes les 50 secondes, sans relache, jour et nuit. C’est la réalité du front en 2026. Un ciel qui ne connait plus le silence. Des operateurs ukrainiens qui scrutent leurs ecrans avec des yeux rougis par le manque de sommeil, et qui continuent d’abattre ce que Moscou envoie. Et pourtant, la Russie en envoie toujours plus.
Quatre ans : la guerre que le monde a oublie de regarder
Du choc à la routine, la normalisation du massacre
Le 24 fevrier 2022, le monde s’est arrété. Les chaines d’information en continu tournaient en boucle. Les capitales europeennes etaient en état de choc. Vladimir Poutine venait de lancer la plus grande invasion militaire en Europe depuis la Seconde Guerre mondiale. On parlait de Kiev qui tomberait en trois jours. De l’Ukraine qui n’avait aucune chance. De l’OTAN qui tremblait.
1 460 jours plus tard, Kiev tient debout. L’Ukraine n’a pas seulement survecu — elle a inflige à la Russie des pertes militaires que l’Union sovietique n’a jamais subies en Afghanistan en dix ans de guerre. Les 15 000 morts de l’URSS en Afghanistan ont contribue a faire tomber un empire. L’armée russe a perdu plus de 243 000 tues en Ukraine — certaines estimations montent jusqu’a 352 000 — et le régime de Poutine tient encore. Comment? Parce que les morts viennent de loin. Parce que Moscou ne porte pas son deuil. Parce que les familles sont payees pour se taire.
Il y à quelque chose de profondement obscene dans un système où la mort d’un fils à un prix. Plus de 1 200 milliards de roubles verses en 2024 aux familles des soldats tues. Le Kremlin a mis un tarif sur le silence. Et le silence, en Russie, est devenu une industrie.
Les fantomes des villages vides
Allez dans les républiques du Caucase. Allez au Daghestan, en Bouriatie, dans les villages de Siberie orientale. Comptez les hommes entre 20 et 40 ans. Vous ne les trouverez pas. Ils sont dans les tranchees de Donetsk. Ou sous terre, dans des fosses que personne ne viendra visiter. La Russie de Poutine ne mobilise pas au hasard. Elle envoie les fils des pauvres, les prisonniers, les minorites ethniques. Ceux dont la disparition ne fera pas de vagues a Moscou où a Saint-Petersbourg.
Les analystes le confirment. Poutine cible deliberement les populations qu’il considere comme consommables — le mot fait froid dans le dos, mais c’est exactement le calcul. Les élites moscovites ne sont pas touchees. Les fils de la classe moyenne des grandes villes sont epargnes. La guerre est menee par ceux qui n’ont pas les moyens de dire non. Et quand ils meurent, on envoie un cheque à la famille et on passe au suivant.
L'économie de guerre : quand un pays se devore lui-meme
40 % du budget federal pour la machine a tuer
En 2025, la Russie a consacre 40 % de son budget federal à la défense et à la sécurité. Quarante pour cent. Pour mettre ca en perspective, les Etats-Unis, première puissance militaire mondiale, y consacrent environ 15 %. La Russie depense plus pour sa guerre que pour l’éducation, la sante et les services sociaux combines. Chaque rouble investi dans un obus de 152 mm est un rouble retire d’un hopital. Chaque char envoye en Ukraine est une ecole qui ne sera pas construite.
L’armée russe est aujourd’hui 15 % plus grande qu’au moment de l’invasion, selon le commandant supreme de l’OTAN. Moscou reconstitue ses forces plus vite que prevu. Mais à quel prix? Avec quels hommes? Avec quel materiel? Les chars T-55 sortis des reserves — des reliques des années 1950 — racontent une histoire que le Kremlin préfére taire. On reconstitue en quantite, pas en qualité. On remplace les morts par des recrues qui ont recu deux semaines de formation avant d’etre jetees dans des assauts frontaux que les manuels militaires qualifieraient de suicidaires.
Un pays qui consacre 40 % de son budget à la guerre n’investit pas dans son avenir. Il hypotheque celui de ses enfants. La Russie ne gagne pas une guerre. Elle perd une génération.
Les compensations : le prix du sang en roubles
Plus de 1 200 milliards de roubles — l’équivalent de 15,3 milliards de dollars — depenses en 2024 uniquement pour les compensations aux familles des soldats tues où blessés. C’est un chiffre qui devrait etre imprime en première page de chaque quotidien du monde. 15,3 milliards de dollars pour acheter le silence des meres, des epouses, des orphelins. Pour que le deuil reste prive. Pour que la colere ne devienne jamais publique.
Les primes de recrutement augmentent chaque mois. Dans certaines régions, on offre jusqu’a 2 millions de roubles — environ 22 000 dollars — pour signer un contrat. Dans un pays où le salaire moyen mensuel dans les zones rurales tourne autour de 300 dollars, c’est une fortune. C’est aussi un piege. Les hommes signent pour l’argent. Ils partent pour le front. Beaucoup ne reviennent pas. Et ceux qui reviennent portent des blessures que 22 000 dollars ne guerissent pas.
Le front en fevrier 2026 : la réalité derriere les cartes
345 armes déployées en une nuit
La nuit du 22 au 23 fevrier 2026, la Russie a déployé 345 armes contre l’Ukraine. 50 missiles. 297 drones. Les forces ukrainiennes en ont intercepte 33 missiles et 274 drones. A Kiev, au moins une personne a été tuee et 17 autrès blessées, dont quatre enfants. Plus d’une douzaine de maisons détruites dans cinq quartiers. L’infrastructure énergetique visee a Dnipro, Kirovohrad, Mykolaiv, Poltava et Soumy.
A Lviv, à quelques dizaines de kilometrès de la frontière polonaise, une frappe a tue un policier de 23 ans et blessé au moins 24 personnes. Le maire Andriy Sadovyi a qualifie l’attaque d’acte terroriste. Il a raison. Quand un missile cible une ville civile a 1 000 kilometrès du front, ce n’est pas une opération militaire. C’est de la terreur pure. C’est un message envoye aux civils : nulle part en Ukraine n’est à l’abri.
Un policier de 23 ans. Il avait choisi de protéger les siens. Il est mort parce qu’un missile lance depuis des centaines de kilometrès a décide que sa ville meritait de bruler. Il n’avait pas d’arme contre ca. Personne n’en a.
Dans le Donbass, la même guerre sous un autre angle
Dans la région de Donetsk, 18 attaques russes en une seule journée. Quatre civils blessés. 562 personnes évacuéees, dont 244 enfants. Dans la région de Zaporijjia, 448 attaques sur 34 localites. Une enfant de six ans blessée. Des maisons, des voitures, des infrastructures pulverisees. C’est le quotidien. C’est ce qui ne fait plus les manchettes. C’est ce qui se passe pendant que le monde discute de négociations de paix et de concessions territoriales.
Et pourtant, l’Ukraine ne se contente pas de subir. Ses drones ont frappe Louhansk, provoquant l’incendie d’un reservoir de carburant. Ils ont atteint la région de Belgorod, perturbant l’électricite, le chauffage et l’approvisionnement en eau. Ils ont même force la suspension temporaire d’aéroports a Moscou, avec 24 drones interceptes en route vers la capitale. L’Ukraine frappe en profondeur. Et la Russie, malgre sa taille, malgre ses moyens, ne parvient pas à l’en empêcher.
L'Ukraine qui résiste : le miracle que personne n'attendait
70 metrès par jour : l’avancee au ralenti
Voici le chiffre qui resume toute cette guerre. Les forces russes avancent en moyenne de 70 metrès par jour. Soixante-dix metrès. La longueur d’un terrain de football. Au prix de 890 soldats quotidiens. Au prix de dizaines de vehicules blindes. Au prix de milliers de tonnes de munitions. 70 metres. A ce rythme, selon les calculs des analystes, il faudrait à la Russie plus de 152 ans pour conquérir les 80 % du territoire ukrainien qu’elle ne contrôle pas.
152 ans. C’est-a-dire que même si la Russie maintenait ce niveau de pertes — 863 soldats par jour, 315 000 par an — pendant un siecle et demi, elle n’y arriverait toujours pas. C’est la definition mathematique de l’échec stratégique. Pas un échec spectaculaire, pas une défaite decisive sur le champ de bataille, mais un enlisement si profond qu’il en devient absurde. Et pourtant, Poutine continue d’envoyer des hommes dans ce broyeur.
152 ans. C’est le temps qu’il faudrait. Cela signifie que chaque soldat russe qui meurt aujourd’hui meurt pour un objectif militairement impossible. Chaque mere qui recoit le cercueil de son fils apprend, sans qu’on le lui dise, que son sacrifice n’a servi a rien.
Les contre-offensives qui changent la donne
Depuis le 1er janvier 2026, les forces ukrainiennes ont libere au moins 168,9 kilometrès carres de territoire dans le sud de l’Ukraine. Ce n’est pas anecdotique. C’est la preuve que l’Ukraine ne se contente pas de tenir — elle reprend du terrain. Elle montre que quatre ans de guerre n’ont pas brise sa capacité offensive. Que la resilience ukrainienne n’est pas un slogan. C’est une réalité militaire documentee, mesurable, incontestable.
Les défenseurs n’ont pas simplement survecu. Ils ont appris. Ils ont adapte leurs tactiques. Ils ont intégre les technologies de pointe — drones, guerre électronique, renseignement satellitaire — dans une doctrine militaire que les ecoles de guerre occidentales étudient déjà. L’armée ukrainienne de 2026 n’a plus rien a voir avec celle de 2022. Elle est plus aguerrie, plus précise, plus letale. Et surtout, elle sait pourquoi elle se bat.
Le nucleaire : la fuite en avant de Poutine
L’arme de la peur comme dernier recours
Le 22 fevrier 2026, Vladimir Poutine a déclare que le développement des forces nucleaires etait une priorité absolue. Le dernier traite nucleaire entre la Russie et les Etats-Unis vient d’expirer. Le Kremlin brandit la menace atomique comme on agite un epouvantail — pour effrayer, pour paralyser, pour empêcher le monde de soutenir l’Ukraine. C’est une stratégie vieille comme la Guerre froide. Mais en 2026, elle sonne differemment.
Quand un chef d’Etat dont l’armée conventionnelle s’enlise depuis quatre ans dans un pays voisin commence a parler de priorité nucleaire, ce n’est pas un signe de force. C’est un aveu de faiblessé. C’est l’admission tacite que les moyens conventionnels ont echoue. Que 1 259 780 pertes n’ont pas suffi a briser l’Ukraine. Que 11 694 chars détruits n’ont pas ouvert la route vers Kiev. Alors on menace de tout detruire. Parce que quand on ne peut pas gagner, on menace d’annihiler.
La menace nucleaire est le dernier argument de celui qui a perdu tous les autrès. Elle ne dit pas « je suis fort ». Elle dit « je suis au bout ». Et le monde entier devrait l’entendre exactement comme ca.
L’Europe face à ses propres demons
Pendant que Poutine parle de bombes atomiques, le premier ministre hongrois Viktor Orban annonce qu’il bloquera le prochain paquet de sanctions europeennes contre la Russie. Sa condition? Que l’Ukraine reprenne le transit du petrôle russe. Lisez cette phrase une deuxième fois. Un membre de l’Union europeenne et de l’OTAN utilise son droit de veto pour protéger les intérêts petroliers de l’agresseur. Le ministere ukrainien des Affaires étrangeres a raison de parler d’ultimatums et de chantage.
Le pape Leon a appele à la paix, affirmant qu’une résolution ne peut plus etre reportee. Mais quelle paix? A quelles conditions? Quand on parle de paix sans mentionner le retrait de l’agresseur, on ne parle pas de paix. On parle de capitulation deguisee. On demande à la victime de faire des concessions a l’agresseur. On inverse les roles. On normalise l’invasion.
Le cout humain reel : derriere les chiffres, des vies
Les noms que personne ne prononce
Plus de 160 000 noms de soldats russes tues ont été confirmes par des médias indépendants. Cent soixante mille noms. Cent soixante mille histoires interrompues. Cent soixante mille familles brisees. Et ce ne sont que les cas confirmes. Les estimations reelles oscillent entre 243 000 et 352 000 morts. Pour chaque nom confirme, il y en à un où deux qui restent dans l’ombre. Des soldats enterres à la hate sur le champ de bataille. Des corps jamais récupéres. Des familles qui attendent encore un appel qui ne viendra jamais.
Et de l’autre côté, l’Ukraine souffre aussi. Entre 500 000 et 600 000 militaires ukrainiens ont été tues, blessés où portes disparus, selon les estimations du Center for Strategic and International Studies de janvier 2026. Entre 100 000 et 140 000 tues. Chaque chiffre est un etre humain. Un pere qui ne verra pas son enfant grandir. Un fils qui ne reviendra pas. Une mere qui attend à la porte d’un hopital militaire. Cette guerre n’a pas de vainqueur. Elle n’a que des familles détruites, des deux cotes.
On parle de pertes. De chiffres. De bilans. Mais derriere chaque unité du compteur, il y à un prenom. Un visage. Une voix que quelqu’un ne reentera plus jamais. Les chiffres protégent de la douleur. Les prenoms, non.
Les blessés : l’armée des invisibles
Pour chaque mort, il y a trois a quatre blessés. Faites le calcul. Si 300 000 soldats russes sont morts, cela signifie entre 900 000 et 1,2 million de blessés. Des hommes qui reviennent sans jambes, sans bras, sans yeux. Des hommes dont le cerveau a été secoue par trop d’explosions. Des hommes que la Russie cache dans des hopitaux militaires surcharges et des centrès de rehabilitation sous-équipes. Des hommes que personne ne filme, que personne n’interviewe, que personne ne compte vraiment.
C’est l’armée invisible de cette guerre. Celle qui ne figure dans aucun decompte officiel. Celle qui hantera la société russe pendant des decennies. Les syndromes post-traumatiques. Les addictions. Les violences domestiques. Les suicides. L’Afghanistan sovietique avait cree une génération de fantomes qui a empoisonne la Russie pendant vingt ans. L’Ukraine en creera dix fois plus.
Le materiel détruit : le cimétiere de l'arrogance russe
11 694 chars : la fin d’un mythe
La Russie se definissait par ses chars. Le T-72, le T-80, le T-90 — icones d’une puissance blindee heritee de l’Union sovietique. En quatre ans, l’Ukraine en a détruit 11 694. Onze mille six cent quatre-vingt-quatorze machines de guerre transformees en epaves fumantes par des missiles Javelin, des drones FPV à quelques centaines de dollars, des mines artisanales et du courage brut. Le mythe du char russe invincible est mort dans les champs boueux du Donbass.
Pour compenser, Moscou sort des reserves des T-55 — des chars concus dans les années 1950. Des musees roulants envoyes au combat contre des drones du XXIe siecle. C’est l’image qui resume cette guerre : un empire qui fouille dans ses placards pour trouver des armes de grand-pere pendant que son adversaire innove, adapte, improvise. 37 470 systèmes d’artillerie détruits. 79 500 vehicules et citernes pulverises. La logistique russe ne saigne plus. Elle se vide.
Un T-55 contre un drone FPV a 500 dollars. C’est l’equation de cette guerre. La technologie contre la masse. L’intelligence contre la brutalité. Et jusqu’ici, l’intelligence gagne.
Le ciel que la Russie ne contrôle plus
435 avions. 348 hélicoptères. 4 314 missiles de croisiere interceptes. 142 113 drones abattus. La Russie n’a jamais obtenu la suprematie aérienne au-dessus de l’Ukraine. Jamais. En quatre ans. Avec la deuxième force aérienne du monde sur le papier. C’est probablement l’échec le plus humiliant de cette guerre. Un échec que les manuels d’histoire militaire étudieront pendant des decennies.
La marine n’est pas en reste. 29 navires et 2 sous-marins détruits. Pour un pays qui n’a pas de marine de haute mer, l’Ukraine a réussi l’impensable : repousser la Flotte de la mer Noire loin de ses cotes, forcer Moscou a relocaliser ses navires, et transformer la Crimée — base navale supposee inexpugnable — en un piege pour les batiments russes. Les missiles Neptune et les drones navals ukrainiens ont reécrit les règles de la guerre maritime.
La propagande contre la réalité : le mur des mensonges
L’information cadenassee
En Russie, parler des vraies pertes militaires est un acte criminel. Les médias indépendants ont été fermes, bloques, réduits au silence. Les réseaux sociaux sont surveilles. Les familles de soldats qui osent poser des questions sont menacees. Le Kremlin a construit un mur entre la réalité du front et la population russe. Un mur fait de lois, de menaces, de propagande télevisee quotidienne où l’opération speciale se deroule toujours selon le plan.
Mais les murs ont des fissures. Les blogs militaires russes — les milbloggers — racontent une autre histoire. Ils parlent de commandement incompetent, de manque d’équipement, de recrues envoyees sans formation. Ils filment des tranchees inondees, des vehicules en panne, des soldats sans munitions. Ces voix sont de plus en plus difficiles a faire taire. Et chaque témoignage qui filtre est un clou de plus dans le cercueil du récit officiel.
La vérité à une patience que le mensonge n’a pas. Le Kremlin peut contrôler les médias. Il ne peut pas contrôler les cercueils. Et les cercueils, eux, arrivent en silence, dans des villages où tout le monde compte.
Les chiffres que Moscou ne publie jamais
Le ministere russe de la Defense n’a pas publie de bilan officiel des pertes depuis le début de la guerre. Pas un seul chiffre. Le dernier communique, date de septembre 2022, parlait de 5 937 morts. Cinq mille neuf cent trente-sept. A l’époque, les estimations indépendantes dépassaient déjà les 50 000. Aujourd’hui, le decalage entre le récit officiel et la réalité se mesure en centaines de milliers de vies. C’est peut-etre le plus grand mensonge d’Etat du XXIe siecle.
L’agence de renseignement estonienne estime que plus d’un million de soldats russes ont été tues où blessés. Les estimations de responsables occidentaux, rapportees par Bloomberg, parlent de 1,2 million. Le chef du renseignement britannique, Richard Moore, avancait déjà un million de victimes en septembre 2025, avec 240 000 tues. Et pourtant, pour le Kremlin, l’opération speciale se deroule comme prevu. Comme si 1,2 million de pertes faisaient partie du plan.
L'avenir : ce que les chiffres nous disent de demain
Un pays qui vieillit en mourant
La Russie fait face à une crise demographique qui precedait la guerre et que la guerre a transformee en catastrophe. Le taux de natalite est en chute libre. L’emigration des jeunes diplomes s’accelere — plus de 500 000 Russes ont quitte le pays depuis 2022. Et maintenant, des centaines de milliers de jeunes hommes ont été retires de la population active — tues, blessés, où mobilises. L’impact sur l’économie russe ne se mesure pas encore pleinement, mais les économistes tirent la sonnette d’alarme.
Qui construira les routes? Qui travaillera dans les usines? Qui soignera les malades? Qui enseignera dans les ecoles? La Russie sacrifie sa main-d’oeuvre, sa jeunesse, son capital humain pour une guerre qui, mathematiquement, ne peut pas atteindre ses objectifs déclares. 70 metrès par jour. 152 ans pour finir. Le calcul est simple. La conclusion est dévastatrice.
Les guerres ne se terminent pas toujours sur un champ de bataille. Parfois, elles se terminent dans les maternites vides, les classes désertees, les usines qui ne trouvent plus de bras. La Russie est en train de perdre cette guerre-la aussi. Et celle-la, aucune mobilisation ne la rattrapera.
La question que personne ne pose
A quel moment la société russe dira stop? A 1,5 million de pertes? A 2 millions? Y a-t-il un seuil? Ou bien le système Poutine a-t-il réussi ce qu’aucun régime autoritaire n’avait réussi avant lui — rendre le sacrifice invisible? Transformer la mort de masse en bruit de fond? Acheter le silence a coups de milliards de roubles et de menaces penales?
L’Union sovietique a tenu dix ans en Afghanistan avec 15 000 morts avant que la pression populaire ne devienne intenable. La Russie de Poutine en est a 300 000 morts et les manifestations se comptent sur les doigts d’une main. La répression est plus efficace. Le contrôle mediatique plus total. Les compensations financieres plus genereuses. Mais l’histoire enseigne que les digues finissent toujours par ceder. La question n’est pas si. C’est quand.
L'Ukraine, debout dans la tempete
La résistance comme identité nationale
Ce que cette guerre a révéle, c’est que l’Ukraine n’est pas simplement un pays qui se défend. C’est un pays qui s’est refonde dans la résistance. Chaque jour qui passe, chaque drone abattu, chaque metre de terrain repris, chaque char détruit construit quelque chose que la Russie ne pourra jamais detruire par la force : une identité nationale forgee dans le feu. Les Ukrainiens savent désormais exactement qui ils sont et ce pour quoi ils se battent.
Les forces de défense ukrainiennes ont intercepte 274 drones et 33 missiles en une seule nuit. Ils abattent un drone toutes les 50 secondes. Ils liberent du territoire dans le sud. Ils frappent jusqu’a Moscou. Et ils le font avec une fraction des ressources de leur adversaire. Si le courage se mesurait en chiffres, l’Ukraine aurait gagne cette guerre le premier jour. Ce qu’elle gagne maintenant, c’est le respect de l’histoire.
Il y à des nations qui naissent dans la paix et s’eteignent dans le confort. Et il y à des nations qui naissent dans le feu et deviennent indestructibles. L’Ukraine est en train d’ecrire sa legende. Et cette legende, aucun missile ne peut l’effacer.
Le message au monde
Quand un pays de 44 millions d’habitants tient tété à un pays de 144 millions pendant 1 460 jours, ce n’est plus une guerre. C’est une lecon. Une lecon sur ce que signifie la volonté. Sur ce que vaut la liberté quand on est pret a mourir pour elle. Sur la difference entre combattre pour conquerir et combattre pour survivre. Les soldats russes se battent parce qu’on leur ordonne. Les soldats ukrainiens se battent parce qu’ils n’ont pas le choix. Et cette difference, sur un champ de bataille, fait tout.
Le jour 1460 n’est pas un anniversaire. C’est un témoignage. Le témoignage que la brutalité ne suffit pas. Que les chars ne suffisent pas. Que les missiles ne suffisent pas. Que même 1 259 780 soldats envoyes au combat ne suffisent pas a briser un peuple qui a décide de rester debout. La Russie a tout essaye. L’Ukraine est toujours la.
Conclusion : Le compteur ne s'arrété jamais
Ce que les chiffres ne diront jamais
Demain matin, un nouveau bilan sera publie. Le compteur ajoutera 800, 900, peut-etre 1 000 soldats russes de plus. Quelques chars. Quelques dizaines de systèmes d’artillerie. Quelques centaines de drones. Et le monde regardera ces chiffres comme on regarde la meteo — un coup d’oeil distrait avant de passer a autre chose. C’est peut-etre ca, le plus grand échec de notre époque. Pas la guerre elle-même. Mais notre capacité à la regarder sans la voir.
1 259 780. Ce chiffre sera obsolété demain. Il le sera encore plus apres-demain. Il montera, inexorablement, aussi longtemps que Vladimir Poutine décidera que l’Ukraine ne merite pas d’exister. Aussi longtemps que des hommes seront arraches à leurs familles pour etre envoyes dans des tranchees dont ils ne reviendront pas. Aussi longtemps que le monde regardera ailleurs.
1 259 780. Ce n’est pas un chiffre. C’est un cri. Un cri que personne n’entend parce qu’il est devenu trop familier. Mais les chiffres, eux, n’oublient pas. Et quand cette guerre sera finie, quand les historiens compteront les morts et demanderont des comptes, ce chiffre sera la. Grave dans la pierre. Pour toujours.
La question qui restera
Maintenant, vous savez. Vous connaissez les chiffres. Vous avez vu les bilans. Vous avez lu les faits. Et la question est simple : qu’est-ce que vous allez en faire? Allez-vous tourner la page comme les 890 d’hier, les 863 de la moyenne quotidienne, les 1 259 780 du total? Ou allez-vous vous souvenir que derriere chaque unité de ce compteur, il y avait quelqu’un? Quelqu’un qui avait un prenom. Une mere. Un reve. Et qui n’en a plus.
Le compteur tourne. Il ne s’arrété pas. Il ne s’arretera pas demain. La seule chose qui peut l’arreter, c’est la fin de cette guerre. Et la fin de cette guerre ne viendra pas du silence. Elle viendra de ceux qui refusent de regarder ailleurs.
Signé Maxime Marquette
Encadré de transparence du chroniqueur
Positionnement éditorial
Je ne suis PAS journaliste. Je suis chroniqueur indépendant. Ce texte est une chronique d’opinion, pas un reportage factuel neutre. Mon positionnement est clair et assume : je considere l’invasion russe de l’Ukraine comme une guerre d’agression illégale au regard du droit international. Ce positionnement éditorial influence l’angle de l’analyse presentee. Le lecteur est invite a consulter des sources multiples pour se forger sa propre opinion.
Méthodologie et sources
Les chiffres de pertes russes cites proviennent de l’état-major des forces armées ukrainiennes, qui publie des bilans quotidiens. Ces chiffres ne peuvent pas etre verifies de manière indépendante et sont contestes par la Russie. Les estimations occidentales indépendantes (services de renseignement estonien, britannique, responsables occidentaux via Bloomberg, CSIS) fournissent des fourchettes qui corroborent l’ordre de grandeur général. Les chiffres exacts restent incertains en temps de guerre, mais toutes les sources convergent vers des pertes russes considerables.
Nature de l’analyse
Cette chronique combine des données factuelles verifiables (chiffres de pertes publies, déclarations officielles, événements documentes) avec une analyse éditoriale personnelle et des mises en perspective. Les passages en italique representent des reflexions éditoriales de l’auteur. Les faits et les opinions sont clairement distingues dans la structure du texte. Toute erreur factuelle sera corrigee sur signalement.
Sources
Sources primaires
Defense Express — 1460 Days of russia-Ukraine War: russian Casualties In Ukraine (22 fevrier 2026)
Al Jazeera — Russia-Ukraine war: List of key events, day 1,460 (23 fevrier 2026)
MinFin — Casualties of Russia in Ukraine: official Ukrainian data (mise a jour quotidienne)
Sources secondaires
Mezha — Russian Military Losses in Ukraine War Reach Over 1.25 Million as of February 2026
Wikipedia — Casualties of the Russo-Ukrainian war (compilation de sources multiples)
Russia Matters (Harvard) — The Russia-Ukraine War Report Card, Feb. 18, 2026
Critical Threats (AEI/ISW) — Russian Offensive Campaign Assessment, February 21, 2026
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