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CHRONIQUE : La Crimée brûle encore — deux navires et deux avions russes frappés en une seule nuit
Crédit: Adobe Stock

Projet 22460 : ce que la Russie perdra cette nuit-là

Les patrouilleurs du Projet 22460, désignés classe Rubin par l’OTAN, ne sont pas des vestiges de l’ère soviétique. Ce sont des navires relativement modernes, mis en service à partir de 2007, construits aux chantiers navals Almaz de Saint-Pétersbourg. Chaque unité déplace 650 tonnes, mesure 62,5 mètrès de long, peut atteindre 30 noeuds et opérer pendant 30 jours avec une autonomie de 3 500 milles nautiques. Un équipage de 24 personnes par navire.

Leur armement n’est pas négligeable : un canon AK-630M à six tubes de 30 mm capable de tirer 5 000 coups par minute, deux mitrailleuses lourdes Kord de 12,7 mm et un lanceur Gibka 3M47-03E pouvant déployer jusqu’à six missiles sol-air Igla-S. Ces navires sont équipés d’un héliport pour hélicoptères légers où drones, et d’une rampe arrière pour embarcations rapides. En théorie, ils sont conçus pour détecter et neutraliser les menaces en surface et dans les airs.

En théorie. Parce que dans la pratique, ces navires bardés de capteurs et de missiles n’ont pas vu venir les drones ukrainiens. Trente noeuds de vitesse maximale, 5 000 coups par minute de puissance de feu — et tout ça n’a servi à rien quand l’ombre est venue frapper dans la nuit.

Inkerman : un nid de navires à portée de frappe

Inkerman se trouve à cinq kilomètrès à l’est de Sébastopol, à l’embouchure de la rivière Tchernaya qui se jette dans la baie de Sébastopol. C’est un point stratégique majeur : la zone abrite des chantiers navals, des complexes de transbordement de fret et, pendant l’ère soviétique, un immense dépôt souterrain de munitions de la flotte de la mer Noire creusé sous les falaises rocheuses. Les navires du FSB — les garde-côtes russes — y trouvaient un mouillage qu’ils pensaient protégé par la proximité de Sébastopol et de ses systèmes de défense antiaérienne.

Ils avaient tort. Les drones ukrainiens ont prouvé une fois de plus que la géographie ne protège plus personne. La baie de Sébastopol, cette rade historique qui a vu défiler des flottes impériales depuis Catherine II, est devenue un piège. Les navires russes qui s’y trouvent sont des cibles statiques dans un bassin fermé, aussi vulnérables que des canards dans une baignoire. Et pourtant, Moscou continue d’y stationner des bâtiments. Comme si l’histoire des deux dernières années n’avait rien enseigné.

Encadré de transparence du chroniqueur

Positionnement éditorial

Ce texte est une chronique d’opinion, pas un reportage factuel neutre. L’auteur, Maxime Marquette, est un chroniqueur indépendant qui ne prétend pas à la neutralité sur ce conflit. Sa position éditoriale est claire : l’invasion russe de l’Ukraine est une guerre d’agression illégale, l’annexion de la Crimée viole le droit international, et les pertes militaires russes en mer Noire sont la conséquence directe de cette agression. Maxime Marquette n’est pas journaliste. Il est chroniqueur et rédacteur d’opinion. Il n’est membre d’aucun ordre professionnel de presse.

Méthodologie et sources

Les informations factuelles de cette chronique proviennent de l’état-major général des forces armées ukrainiennes, de médias internationaux reconnus (Kyiv Indépendent, Ukrinform, Defence Express, The War Zone), d’instituts de recherche (Atlantic Council, CSIS) et de sources ouvertes (Wikipedia, données constructeurs). Les spécifications techniques des navires et avions proviennent de bases de données navales et aéronautiques publiques. Les chiffres de pertes sont issus de sources ukrainiennes et occidentales — les sources russes ne communiquent pas leurs pertes.

Nature de l’analyse

Cette chronique mélange faits vérifiés et analyse éditoriale. Les passages en italique (balises em) représentent les opinions personnelles de l’auteur. Les informations factuelles sont sourcées dans la section dédiée ci-dessous. Le lecteur est invité à consulter les sources primaires pour se former sa propre opinion. Les estimations de pertes varient selon les sources et le brouillard de guerre rend toute vérification indépendante difficile pour les événements les plus récents.

Sources

Sources primaires

Defence Express — Ukrainian Forces Hit Two Russian Patrol Ships, Two Be-12 Aircraft in Temporarily Occupied Crimea

Kyiv Indépendent — Ukraine hits Russian planes, ships in Crimea, artillery in major strikes on occupied territories

Ukrinform — Ukrainian forces strike two Russian border guard ships, two Be-12 aircraft in Crimea

Ukrainska Pravda — Ukraine’s defence forces hit Russian ships and aircraft in temporarily occupied Crimea and Zaporizhzhia Oblast

Charter97 — Ukrainian Defense Forces Hit Two Ships And Two Aircraft In Crimea

Sources secondaires

19FortyFive — The Russian Navy Is In a Death Spiral

Wikipedia — Rubin-class patrol boat (Project 22460)

Wikipedia — Beriev Be-12

UNITED24 Media — Ukrainian Drones Strike Rare Russian Be-12 Amphibious Aircraft In Occupied Crimea

Wikipedia — List of ship losses during the Russo-Ukrainian war

Atlantic Council — Russia’s Black Sea defeats get flushed down Vladimir Putin’s memory hole

The War Zone — Uncrewed Boats Launch FPV Drone Strike On Key Russian Radars Located On Crimea’s Southern Tip

Militarnyi — Ukrainian Intelligence Unveils Naval Drone Carriers Used in Crimea Strikes

NV Ukraine — Ukraine strikes Russian patrol ships and aircraft in occupied Crimea

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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