Les objectifs stratégiques selon le commandement
Le commandement des Forces d’assaut aérien a été clair sur les trois objectifs de cette opération. Premierement : perturber les plans russes d’avancee supplementaire dans les oblasts de Dnipropetrovsk et Zaporizhzhia. Deuxiemement : defaire les groupements russes presents dans le secteur. Troisiemement : les repousser au-dela de la frontière administrative de l’oblast de Dnipropetrovsk. Pas un objectif défensif. Pas un repositionnement tactique. Un objectif offensif assume, avec une ambition territoriale clairement enoncee.
Le commandant en chef des Forces armées ukrainiennes, le général Oleksandr Syrskyi, s’est lui-même rendu sur place le 16 fevrier pour inspecter les troupes engagees dans les combats actifs sur l’axe d’Oleksandrivka et pres de Huliaipole. Il a confirme que les forces de défense menaient des opérations d’assaut contre-offensives efficaces, utilisant des systèmes sans pilote, de l’artillerie et des moyens de guerre électronique. Quand le commandant en chef se déplacé en personne sur un front actif, ce n’est pas pour une photo. C’est parce que quelque chose de significatif est en train de se produire.
Il y à quelque chose de profondement révélateur dans le fait que Syrskyi ait choisi de se rendre sur ce front précis, en plein combat. C’est un signal. Pas seulement pour les troupes. Pour Moscou aussi. Pour le monde entier. L’Ukraine ne se contente plus de tenir. Elle reprend.
Le terrain de bataille : ce que disent les cartes
Regardons la géographie. L’opération s’est déployée le long des rivieres Yanchur et Haichur, dans la zone frontaliere entre Zaporizhzhia et Dnipropetrovsk, a environ 80 kilometrès à l’est de la ville de Zaporizhzhia. C’est un secteur de plaines, de villages disperses, de routes secondaires — le type de terrain où chaque localite deviens un point d’appui fortifie. Les forces russes avaient transforme chaque hameau en position defensive. Les reprendre a demande un effort combine, coordonne, avec une puissance de feu concentrée et une mobilite que l’ennemi n’a pas su anticiper.
Parmi les localites reprises, les rapports mentionnent Oleksiivka, Orestopil, Berezove, Ternove, Danylivka, Vyshneve, Yehorivka, Zlahoda, Rybne, Ternuvate et Kosivtseve. Des noms que personne ne connait en Occident. Des noms que chaque famille ukrainienne de la région connait par coeur. Derriere chaque nom, des maisons. Des jardins. Des ecoles. Des vies qui avaient été suspendues par l’occupation.
Les brigades d'élite : qui sont ces soldats?
La 82e brigade Bukovyna : nee pour l’impossible
La 82e brigade d’assaut aérien Bukovyna est l’une des formations les plus recentes mais aussi les plus performantes de l’armée ukrainienne. Creee pendant la guerre, équipee avec du materiel occidental de dernière génération, entrainee aux standards OTAN, elle a déjà été décrite par des analystes militaires comme une unité absurdement puissante. Ce n’est pas de la propagande. C’est le constat d’observateurs qui ont vu cette brigade à l’oeuvre. Sur l’axe d’Oleksandrivka, elle a confirme sa réputation.
Ce qui distingue la 82e, c’est sa capacité a combiner les vehicules blindes, les drones, l’artillerie de précision et l’infanterie d’assaut dans des opérations intégrees. Pendant que les 95e Polissia tenaient les flancs et assuraient la profondeur defensive, la 82e percait les lignes. Cette complementarite entre deux brigades d’élite, déployée sous un commandement unifie, a permis de maintenir un tempo opérationnel que les Russes n’ont pas su suivre.
Quand les analystes militaires qualifient une brigade de « ridiculement puissante », ce n’est pas un compliment de salon. C’est un aveu. Un aveu que cette armée, qu’on disait épuisée, a forge dans le feu des unités capables de faire ce que des armées bien plus riches ne savent pas faire.
La 95e brigade Polissia : la legende continue
La 95e brigade d’assaut aérien Polissia est une legende vivante de l’armée ukrainienne. Presente sur tous les fronts depuis 2014, elle a combattu a Ilovaisk, à l’aéroport de Donetsk, a Bakhmut, partout où l’intensite des combats dépassait ce que la plupart des armées du monde ont jamais connu. Elle est encore la. Sur l’axe d’Oleksandrivka. Deux ans dans cette guerre a pleine intensite, et elle avance.
Les soldats de la 95e savent ce que signifie reprendre un village. Maison par maison. Tranchee par tranchee. Position par position. Les rapports du front decrivent un champ de bataille extrêmement dynamique, où les unités ukrainiennes repoussent les contre-attaques russes tout en poursuivant leur propre avancee. Ce n’est pas une promenade. C’est un combat acharné, mene par des hommes et des femmes qui refusent de lacher.
Le facteur Starlink : quand la technologie change le champ de bataille
La coupure qui a tout change
Il serait malhonnete de parler de cette contre-offensive sans mentionner l’un de ses catalyseurs les plus decisifs : la coupure de l’accès russe a Starlink. Debut fevrier 2026, SpaceX et le ministere ukrainien de la Defense ont conjointement bloque les terminaux Starlink utilises par les forces russes sur le front. La nouvelle a fait l’effet d’une bombe. Pas une bombe physique. Pire. Une bombe informationnelle et opérationnelle.
Les forces russes utilisaient illégalement Starlink depuis des mois. Elles avaient même monte des terminaux sur des drones d’attaque, contournant les défenses électroniques ukrainiennes. Les autorités ukrainiennes avaient documente des centaines d’attaques utilisant des drones équipes de Starlink. La réponse a été chirurgicale : le renseignement cyber ukrainien s’est fait passer pour un service d’activation russe, collectant 2 420 paquets de données lies aux terminaux russes et identifiant 31 collaborateurs ukrainiens qui aidaient les forces ennemies. Un coup de maitre en matière de guerre informationnelle.
Les Russes avaient vole une technologie. Ils l’avaient retournee contre ceux qu’elle devait protéger. Et puis, un matin, l’ecran s’est éteint. Plus de Starlink. Plus de coordination. Plus de drones guides. Et soudainement, ces troupes qui avancaient de 297 metrès par jour ont commence a reculer de kilometrès entiers.
L’impact sur le terrain : une armée aveugle
Un officiel de l’OTAN a confirme le 11 fevrier à la BBC qu’une partie des succès ukrainiens dans la région de Zaporizhzhia etait directement liee à la restriction de l’accès russe a Starlink. Le Kyiv Indépendent a rapporte les propos d’un conseiller militaire ukrainien decrivant la situation comme une catastrophe pour les forces russes. Pas un problème. Une catastrophe.
Et pourtant, ce n’etait pas seulement Starlink. Telegram, l’autre colonne vertebrale de la communication militaire russe, a également connu des perturbations majeures au même moment. Bloomberg a rapporte que les communications de première ligne russes avaient été frappees simultanement par les restrictions sur Starlink et les problèmes de Telegram. Sans communication fiable, une armée moderne n’est plus une armée. C’est un ensemble de groupes isoles, incapables de coordonner leur défense, leurs renforts, leur artillerie. C’est exactement ce qui s’est passe. Et l’Ukraine en a profite avec une précision redoutable.
Le contexte stratégique : pourquoi maintenant?
L’avancee russe de novembre-janvier : la menace sur Huliaipole
Pour comprendre l’importance de cette contre-offensive, il faut remonter le temps. En novembre 2025, la Russie a lance une offensive intensifiee visant a capturer la ville de Huliaipole, un noeud stratégique dans l’oblast de Zaporizhzhia. Entre début novembre et début janvier, les forces russes ont avance de 18,5 kilometres. C’est considerable dans le contexte de cette guerre. Elles avaient saisi environ 450 km2 entre decembre 2025 et janvier 2026. Le front sud semblait se fissurer.
Les analystes parlaient déjà de la chute possible de Huliaipole. Les cartes montraient un renflement russe de plus en plus profond dans les défenses ukrainiennes. Et puis, mi-fevrier, la tendance s’est inversee. Non seulement les forces ukrainiennes ont stoppe l’avancee, mais elles ont repris l’initiative. Les 200 premiers km2 liberes ont été qualifies par l’ISW (Institute for the Study of War) de progrèssion la plus rapide de l’Ukraine depuis 2023. Depuis 2023.
Depuis 2023. Trois mots qui pesent plus lourd que toutes les analyses géopolitiques du monde. Pendant des mois, on nous a explique que l’Ukraine etait dans l’impasse. Que la contre-offensive de 2023 avait echoue. Que plus jamais les Ukrainiens ne pourraient avancer. Et pourtant.
Couper les ponts de tété russes
L’objectif stratégique de l’opération dépasse largement la récupération de 300 km2. Selon les analyses de l’United24 Media, la contre-offensive visait a couper les tetes de pont russes préparees pour une avancee prevue vers Zaporizhzhia-Orikhiv. En d’autrès termes, l’Ukraine n’a pas seulement repris du terrain. Elle a détruit le plan que la Russie préparait pour les mois a venir. Les lignes logistiques russes ont été perturbees. La zone de frappe ukrainienne a été étendue plus profondement dans le territoire contrôle par la Russie.
C’est la difference entre une victoire tactique et une victoire opérationnelle. Reprendre un village est tactique. Aneantir le plan d’offensive ennemi pour les prochains mois est opérationnel. Et c’est exactement ce que les Forces d’assaut aérien ont fait. Le général Apostol ne dirigeait pas une opération de prestige. Il dirigeait une opération de demantèlement.
Les mots du front : ce que disent ceux qui se battent
La voix des Forces d’assaut aérien
Le communique officiel des Forces d’assaut aérien contient une phrase qui merite d’etre lue lentement : « Les Russes s’accrochent à chaque metre de territoire saisi, utilisant toutes les ressources disponibles, tant humaines que techniques, mais malgre leur résistance acharnee, nos unités executent les taches assignees et, pas a pas, liberent notre terre natale. » Pas a pas. Chaque mot compte ici. Chaque metre est gagne dans le sang. Chaque village est arrache à la force. Rien n’est donne. Tout est pris.
Et pourtant, malgre la férocité des combats, le communique insiste sur un point : la phase active de l’opération est toujours en cours. Il est premature de parler des résultats finaux. Ce qui signifie que les 300 km2 et les huit localites ne sont que le début. Que l’opération continue. Que d’autrès villages vont suivre. Que le front continue de bouger.
Pas a pas. Dans une guerre où chaque metre coute du sang, ces mots portent une gravite que seuls ceux qui ont combattu peuvent pleinement mesurer. Pas a pas, c’est la promesse de ne jamais s’arreter. De ne jamais accepter qu’un seul metre de terre ukrainienne reste sous occupation.
Les paroles de Zelensky : le choix des mots
Le 20 fevrier, le président Zelensky a annonce la liberation des 300 km2 avec une précision deliberee. Il n’a pas parle de contre-offensive. Il n’a pas utilise de superlatifs. Il a parle de liberation. De terre natale. De premiers résultats. Le choix des mots etait chirurgical. En disant « les premiers 300 kilometrès carres », Zelensky envoyait un message a double lecture : aux Ukrainiens, il disait « on avance ». A Moscou, il disait « ce n’est que le début ».
Et le général Syrskyi, en visitant le front le 16 fevrier, avait déjà utilise l’expression « opérations d’assaut contre-offensives efficaces ». Pas defensives. Pas de stabilisation. Des opérations contre-offensives. Le vocabulaire militaire est un langage codé. Et ce code-la dit une chose : l’Ukraine est passee de la défense à l’attaque sur ce front. Ce n’est pas un ajustement. C’est un changement de paradigme.
La guerre électronique : le front invisible
Les cyber-guerriers ukrainiens
L’opération de renseignement cyber qui a précède la coupure de Starlink merite a elle seule un chapitre dans les manuels de guerre électronique. Les forces ukrainiennes ont cree un faux service d’activation pour les terminaux Starlink. Les Russes, croyant activer leurs terminaux de manière securisee, transmettaient en réalité leurs données de connexion directement au renseignement ukrainien. 2 420 paquets de données collectes. 31 collaborateurs identifies. Et ensuite, l’interrupteur a été coupe.
Et pourtant, ce n’est pas la technologie qui est la plus impressionnante ici. C’est l’audace. C’est l’intelligence opérationnelle. C’est la capacité a retourner l’arme de l’ennemi contre lui-meme. Les forces russes avaient transforme Starlink en avantage tactique. L’Ukraine l’a transforme en piege. L’Al Jazeera a titre : « L’Ukraine coupe le Starlink russe et renforcé sa défense contre les drones. » Mais c’est bien plus que ca. C’est une révolution dans la manière dont une armée plus petite peut neutraliser les avantages technologiques d’un adversaire supérieur en nombre.
Imaginez. Vous etes un officier russe. Votre réseau de communication fonctionne parfaitement depuis des mois. Vos drones frappent avec précision. Vos unités se coordonnent en temps reel. Et un matin, le noir. Plus rien. Vous etes seul avec votre radio analogique et un ennemi qui, lui, voit tout. La technologie ne fait pas la guerre. Mais quand elle disparait, la guerre vous fait.
Syrskyi et la doctrine des systèmes sans pilote
Le général Syrskyi a specifiquement mentionne l’utilisation efficace des systèmes sans pilote dans cette opération. Ce n’est pas anodin. L’Ukraine a développe une doctrine d’emploi des drones qui est devenue réfèrence mondiale. Les FPV (drones de première personne) ont transforme la manière dont l’infanterie aborde un village. Les drones de reconnaissance ont donne aux commandants une conscience situationnelle que les généraux de la Deuxieme Guerre mondiale auraient qualifiee de magique.
Sur l’axe d’Oleksandrivka, cette maitrise des drones a été amplifiee par la perte de Starlink côté russe. Pendant que les drones ukrainiens continuaient de fonctionner avec une précision chirurgicale, les drones russes équipes de Starlink devenaient aveugles. L’asymetrie technologique s’est soudainement inversee. Et quand l’asymetrie change de camp, le champ de bataille change avec elle. Les 297 metrès par jour d’avancee russe sont devenus des kilometrès de recul. La formule avait change.
Les pertes russes : le cout de l'obstination
Le chiffre global : 1,26 million
Au 22 fevrier 2026, les pertes totales russes en personnel depuis le début de l’invasion a grande echelle atteignaient environ 1 259 780 soldats, selon les sources ukrainiennes. Mediazona et BBC News Russian, qui procédent à une verification nominative, comptabilisaient au 6 fevrier entre 267 000 et 385 500 deces confirmes de militaires russes. 177 500 deces ont été confirmes par nom au 13 fevrier. Chaque chiffre est un nom. Chaque nom est une famille. Chaque famille est une tragedie que le Kremlin refuse de reconnaitre.
Sur le front de Zaporizhzhia specifiquement, l’opération ukrainienne a inflige des pertes supplementaires significatives aux forces russes. Les reserves déployées par Moscou pour tenter de stopper l’avancee des Forces d’assaut aérien ont été engagees et usees. Le commandement russe a jété des hommes et du materiel dans la bataille pour s’accrocher à chaque metre, selon le communique ukrainien. Mais s’accrocher n’est pas tenir. Et tenir n’est pas gagner.
1 259 780. Ce chiffre devrait etre projété sur chaque mur du Kremlin. Chaque colonne du ministere de la Defense russe. Chaque ecran de télevision a Moscou. Mais il ne l’est pas. Parce que dans la Russie de Poutine, les morts n’ont pas de nom. Ils ont un matricule. Et le matricule, on le recycle.
Le prix humain des deux cotes
Soyons honnetes. Cette contre-offensive a aussi coute à l’Ukraine. Chaque metre repris a été paye cher. Les soldats des 82e et 95e brigades qui ont avance sous le feu, qui ont nettoye les positions russes, qui ont repousse les contre-attaques, ne sont pas des abstractions stratégiques. Ce sont des etrès humains. Des hommes et des femmes qui ont laisse une partie d’eux-mêmes sur ce champ de bataille. Le communique parle de « résistance acharnee » russe. Derriere ces mots, il y à des combats rapproches. Des obus. Des drones. Des vies brisees des deux cotes.
Mais il y à une difference fondamentale entre les deux camps. Les soldats ukrainiens se battent pour liberer leur terre. Les soldats russes se battent pour occuper la terre d’un autre. Cette difference ne change pas le cout humain. Mais elle change tout le reste. Elle change la légitimité. Elle change la motivation. Elle change la capacité a endurer. Et sur l’axe d’Oleksandrivka, c’est cette difference qui a fait pencher la balance.
La reaction internationale : entre silence et lucidite
L’OTAN prend note
Un officiel de l’OTAN a confirme à la BBC, le 11 fevrier, que les succès ukrainiens dans le secteur de Zaporizhzhia etaient directement lies à la restriction de l’accès russe a Starlink. C’est une déclaration remarquable. L’OTAN, d’ordinaire si prudente dans ses commentaires sur les opérations en cours, a reconnu publiquement le lien entre la guerre électronique et les gains territoriaux. Le renseignement britannique a également confirme la liberation d’environ 100 km2 dans les premiers jours de l’opération pres de Huliaipole.
Et pourtant, dans les capitales occidentales, le silence predomine. Pas de déclarations tonitruantes. Pas de conferences de presse saluant la victoire ukrainienne. Pas de promesses de renforts supplementaires. L’Ukraine vient de démontrer qu’elle peut reprendre du territoire, qu’elle peut innover tactiquement, qu’elle peut retourner les avantages technologiques de l’ennemi. Et l’Occident regarde en hochant poliment la tete. Comme si 300 km2 liberes etaient un détail.
On a depense des milliards pour armer l’Ukraine. Et quand l’Ukraine prouve que cet investissement porte ses fruits, que ses soldats sont capables de faire reculer la deuxième armée du monde, la reaction occidentale est un haussement d’epaules collectif. Cette indifference polie est une forme de trahison. Pas une trahison violente. Une trahison par l’habitude.
Ce que cette opération dit au monde
Cette contre-offensive envoie un message qui dépasse le front sud ukrainien. Elle dit que la guerre de position n’est pas une fatalite. Que les lignes figees peuvent etre brisees. Que l’innovation, la ruse et le courage peuvent compenser la superiorite numerique. Que la technologie, bien utilisee, est un multiplicateur de force qui change les equations fondamentales du champ de bataille.
Pour la Russie, le message est différent mais tout aussi clair. Vous ne pouvez pas voler une technologie et esperer la garder indefiniment. Vous ne pouvez pas avancer de 297 metrès par jour et croire que personne ne va reagir. Vous ne pouvez pas jeter des centaines de milliers d’hommes dans une guerre d’usure et esperer que l’autre camp va craquer en premier. L’axe d’Oleksandrivka est la preuve que la stratégie russe de l’écrasement par le nombre à ses limites.
L'avenir : ce qui vient après les 300 km2
La phase active continue
Le communique des Forces d’assaut aérien est sans ambiguite : la phase active de l’opération est toujours en cours. Il est premature de parler des résultats finaux. Cela signifie que le général Apostol et ses brigades n’ont pas fini. Les 300 km2 sont un point de depart, pas une ligne d’arrivée. L’objectif déclare — repousser les Russes au-dela de la frontière administrative de Dnipropetrovsk — n’est pas encore pleinement atteint. Ce qui veut dire que d’autrès villages vont etre liberes. D’autrès positions russes vont tomber. Le front va continuer a bouger.
La question est de savoir jusqu’ou. L’elan opérationnel ukrainien est-il suffisant pour maintenir la pression? Les reserves russes envoyees dans le secteur vont-elles stabiliser le front? L’avantage technologique lie à la coupure de Starlink va-t-il durer? Ces questions restent ouvertes. Mais une chose est certaine : l’initiative est du côté ukrainien. Et dans une guerre, l’initiative est tout.
L’opération n’est pas terminee. Ces mots, dans le communique militaire, sont les plus importants de tous. Parce qu’ils disent que quelque part, en ce moment même, sur l’axe d’Oleksandrivka, des soldats ukrainiens avancent. Pas a pas. Metre par metre. Village par village. Et ils ne comptent pas s’arreter.
Les lecons pour les prochains mois
Si l’Ukraine peut reproduire ce modele — guerre électronique + brigades d’élite + drones + renseignement cyber — sur d’autrès secteurs du front, les implications sont considerables. La dépendance russe a Starlink a été exposee et exploitee. La vulnerabilite des communications russes a été démontree. La capacité ukrainienne a mener des opérations offensives coordonnées a été prouvee. Chacune de ces lecons est une arme pour les mois a venir.
Mais les lecons sont aussi des mises en garde. La Russie va s’adapter. Elle va chercher des alternatives a Starlink. Elle va renforcér ses communications. Elle va durcir ses positions. La fenetre d’opportunité creee par la coupure technologique ne sera pas éternelle. L’Ukraine le sait. C’est probablement pour ca que la phase active continue. Parce que chaque jour compte. Chaque heure. Chaque metre.
Conclusion : La terre ne ment pas
Ce que 300 km2 racontent
300 kilometrès carres. Ce n’est pas un slogan. Ce n’est pas une promesse électorale. C’est de la terre. De la terre ukrainienne qui etait sous occupation russe et qui ne l’est plus. De la terre sur laquelle des soldats ont marche, ont combattu, ont saigne pour qu’elle soit libre. De la terre où des familles vont pouvoir rentrer chez elles. Ou des enfants vont pouvoir jouer dehors sans craindre les obus. De la terre qui, hier encore, etait un champ de bataille et qui, demain peut-etre, sera à nouveau un champ de ble.
Le général Apostol, Heros de l’Ukraine, a dirige cette opération avec les meilleures brigades que son pays possede. Syrskyi s’est déplacé en personne. Zelensky a annonce les résultats. Trois niveaux de commandement, unis par un seul objectif : reprendre ce qui a été vole. Et ils l’ont fait. Pas entierement. Pas encore. Mais 300 km2, c’est déjà un fait. Un fait que ni les propagandistes du Kremlin, ni les sceptiques occidentaux, ni le temps ne pourront effacer.
La terre ne ment pas. Elle garde la trace de ceux qui l’ont défendue. Quand les historiens ecriront l’histoire de cette guerre, ils ecriront que fin fevrier 2026, alors que le monde avait détourne le regard, les Forces d’assaut aérien ukrainiennes ont fait quelque chose que personne ne croyait possible. Elles ont avance. Maintenant, vous savez. La question est : qu’est-ce que vous allez en faire?
Le dernier mot
Quelque part sur l’axe d’Oleksandrivka, un soldat de la 82e brigade où de la 95e brigade est en train de verifier son équipement. De charger son arme. De regarder la carte pour le prochain village. Il ne sait pas que des millions de personnes liront peut-etre ces lignes. Il s’en moque. Ce qui l’interesse, c’est le prochain metre. Le prochain pas. La prochaine mission.
La phase active continue. L’opération n’est pas terminee. Et tant qu’un seul metre de terre ukrainienne restera sous occupation, elle ne le sera pas.
Signé Maxime Marquette
Encadré de transparence du chroniqueur
Positionnement éditorial
Je ne suis pas un journaliste. Je suis un chroniqueur et redacteur indépendant. Cette distinction est fondamentale. Un chroniqueur assume ouvertement son point de vue. Le mien est clair : je soutiens le droit de l’Ukraine a défendre son intégrité territoriale et a liberer ses territoires occupes, conformement au droit international et aux résolutions des Nations Unies. Cette position éditoriale est assumee et transparente.
Méthodologie et sources
Les informations factuelles de cette chronique proviennent de sources multiples et verifiees : communiques officiels des Forces d’assaut aérien ukrainiennes, déclarations du président Zelensky, rapport du général Syrskyi, analyses de l’Institute for the Study of War (ISW), confirmations de responsables de l’OTAN, rapports de Ukrainska Pravda, Ukrinform, Euronews, Bloomberg, Al Jazeera, Kyiv Indépendent et BBC. Les chiffres de pertes russes incluent les données ukrainiennes et la verification nominative de Mediazona/BBC Russia.
Nature de l’analyse
Cette chronique est une analyse éditoriale. Elle combine des faits verifies avec une interprétation personnelle assumee. Les passages en italique representent les commentaires éditoriaux de l’auteur. Les passages factuels s’appuient sur les sources citees. Le lecteur est invite a consulter les sources primaires pour se forger sa propre opinion et a exercer son esprit critique face a toute analyse, y compris celle-ci.
Sources
Sources primaires
United24 Media — How Ukraine Liberated 200 Sq Km in Its Fastest Push Since 2023 (fevrier 2026)
Sources secondaires
Bloomberg — Russia’s Front-Line Comms Hit by Curbs to Starlink, Telegram (19 fevrier 2026)
Al Jazeera — Ukraine pulls plug on Russian Starlink, beefs up drone defence (6 fevrier 2026)
Mediazona — Russian losses in the war with Ukraine, updated count (13 fevrier 2026)
Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.