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CHRONIQUE : Quand Moscou envoie ses tueurs et que Kyiv les attend de pied ferme
Crédit: Adobe Stock

Un nom de code qui dit tout

Enigma 2.0. Le choix du nom n’est pas anodin. Comme la machine Enigma de la Seconde Guerre mondiale, dont le décryptage a changé le cours de l’histoire, cette opération repose sur le même principe : percer les codes de l’ennemi. Les services de renseignement russes pensaient que leurs communications étaient impénétrables. Ils utilisaient des messageries chiffrées, des portefeuilles de cryptomonnaies, des cartes bancaires étrangères. Ils recrutaient dans les prisons russes. Ils opéraient depuis la Moldavie, pays tiers, pour brouiller les pistes. Et pourtant, le contre-espionnage ukrainien a tout déchiffré.

L’opération conjointe a impliqué trois piliers institutionnels ukrainiens — le SSU, la Police nationale et le Bureau du procureur général — auxquels s’est ajoutée l’Inspection générale de police de Moldavie. Plus de 20 perquisitions ont été menées simultanément dans plusieurs régions ukrainiennes. Le butin saisi parle de lui-même : armes à feu, munitions, grenades, explosifs, équipements de communication, appareils numériques. Et surtout, les correspondances avec les commanditaires russes — la preuve irréfutable que tout venait de Moscou.

Quand un État envoie des tueurs déguisés en livreurs dans un pays souverain, on n’appelle pas ça de l’espionnage. On appelle ça du terrorisme d’État. La seule différence, c’est que celui qui le commet siège au Conseil de sécurité de l’ONU.

La mécanique du meurtre planifié

Le réseau ne fonctionnait pas comme une bande de criminels improvisés. C’était une structure militaire hiérarchisée. Au sommet, les commanditaires russes — des officiers des services de renseignement qui donnaient les ordres depuis Moscou. En dessous, un coordinateur basé en Moldavie. Puis des cellules spécialisées, chacune avec sa fonction précise. Les équipes de surveillance documentaient les habitudes des victimes potentielles : leurs domiciles, leurs lieux de travail, leurs itinéraires quotidiens, leurs dispositifs de sécurité. Certains opérateurs se faisaient passer pour des employés de services de livraison pour approcher les cibles sans éveiller les soupçons. Ils marquaient les emplacements sur Google Maps et faisaient régulièrement leurs rapports à leurs curateurs en Russie.

Les équipes d’exécution avaient préparé plusieurs scénarios d’assassinat. Tir à bout portant. Voiture piégée. Le choix de la méthode dépendait de la cible, de son niveau de protection et de l’impact médiatique recherché. Car c’était précisément l’objectif avoué de l’opération russe : générer la panique, produire une couverture médiatique négative et déstabiliser la perception sécuritaire en Ukraine. Tuer, oui — mais surtout terroriser. Montrer que personne n’est à l’abri. Que la Russie peut frapper n’importe qui, n’importe où, n’importe quand.

Encadré de transparence du chroniqueur

Positionnement éditorial

Ce texte est une chronique, c’est-à-dire un texte d’opinion et d’analyse. Il ne prétend pas à la neutralité. Mon parti pris est explicite: je me positionne du côté des victimes civiles, du droit international et des droits fondamentaux.

Je ne suis pas journaliste. Je suis chroniqueur indépendant. Je n’ai pas de carte de presse, je n’appartiens à aucune rédaction et je ne prétends pas à l’objectivité journalistique traditionnelle. Ma démarche est celle d’un commentateur engagé qui assume ses positions.

Méthodologie et sources

Les faits cités proviennent de sources ouvertes (médias internationaux, rapports d’organisations, documents officiels). Chaque fait est vérifiable via les sources listées en fin d’article. L’interprétation et l’analyse sont les miennes.

Ce texte a été rédigé avec l’assistance de Claude, une intelligence artificielle d’Anthropic. Claude a contribué à la recherche, la structuration et la rédaction. Le positionnement éditorial, les opinions et les choix d’angle sont entièrement les miens.

Nature de l’analyse

Ce texte mélange faits vérifiables et opinions assumées. Les passages en italique (comme ceci) signalent explicitement les moments où je donne mon avis personnel. Le reste s’appuie sur des faits documentés, même si le choix des faits et leur mise en perspective reflètent mon angle éditorial.

Sources

Sources primaires

Ukrinform — Zelensky commends special services for neutralizing Russian mercenaries

Kyiv Post — Ukraine, Moldova Foil Russian Plot to Assassinate Journalists, Intel Officers

RBC-Ukraine — Ukrainian intelligence spokesman among targets in Russian plot to assassinate public figures

The Moscow Times — Kyiv Says It Thwarted Russian Plot to Kill Ukrainian Political Figures

Babel — An assassination attempt was being prépared on journalist Dmitry Gordon — SBU exposed the Russian intelligence network

Sources secondaires

GlobalSecurity — SSU, National Police, and Moldovan law enforcement dismantle Russian hit squad plotting high-profile assassinations in Ukraine

Ukrainska Pravda — Suspect in Ukraine assassination plot was pardoned in Moldova in 2022

UNN — Series of high-profile assassinations planned by Russian special services were prevented in Ukraine

Kyiv Indépendent — Ukraine war latest: 10 detained after Russian-ordered assassination plot foiled

UAWire — Ukrainian Security Service détails Enigma 2.0 opération that foiled Russia-directed assassination plots in Ukraine

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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