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CHRONIQUE : Quatre ans de guerre en Ukraine — « On n’a pas le droit d’être démotivés »
Crédit: Adobe Stock

De la théologie aux tranchées

Lubomyr Imydrishyn a 24 ans. Il détient une maîtrise en théologie. Il réside aujourd’hui au Grand Séminaire de Québec, dans le silence des couloirs de pierre, entre les prières du matin et les lectures du soir. Mais il y à un an, Lubomyr n’était pas dans un séminaire. Il était dans un trou de boue, quelque part près de la ligne de front, dans une escouade de drones de l’armée ukrainienne. Ingénieur-sapeur. Un métier qui consiste, entre autrès, à désamorcer ce qui est conçu pour tuer.

Il a fait son service militaire obligatoire d’un an, terminé en octobre dernier. Un an. 365 jours dans une guerre qui ne ressemble à aucune autre. Une guerre où les drones ont remplacé l’artillerie lourde, où un opérateur de 22 ans avec une manette peut détruire un char de plusieurs millions de dollars, où la technologie compense ce que le nombre ne peut pas. Lubomyr a vu tout ça. Il a vu pire.

Un séminariste dans une escouade de drones. Un homme de prière au milieu des explosions. Il y a dans ce contraste quelque chose qui dit tout sur cette guerre : elle ne laisse personne en dehors. Ni les théologiens, ni les architectes, ni les musiciens. L’Ukraine entière est mobilisée — non pas par décret, mais par nécessité existentielle.

Cinq moines sous un missile

C’est à Sviatohirsk que Lubomyr a vu ce qu’il ne pourra jamais oublier. Sviatohirsk, une ville à deux pas de Donetsk et de la ligne de front. Une ville connue pour son monastère historique, un lieu de paix et de recueillement vieux de plusieurs siècles. Un missile russe a frappé le monastère. Cinq moines sont morts. Des hommes de prière. Des hommes qui ne portaient aucune arme. Des hommes dont la seule activité consistait à prier — y compris, probablement, pour la paix.

« Cinq moines sont morts », raconte Lubomyr, dépité. Cinq mots. Cinq vies. Un missile. Le contraste est si absurde qu’il en devient physiquement douloureux. Un monastère n’est pas une cible militaire. Des moines ne sont pas des combattants. Et pourtant, le missile est tombé. Et pourtant, cinq hommes sont morts dans un lieu de prière. Parce que dans cette guerre, il n’y a plus de sanctuaire. Plus d’espace sacré. Plus de limite. Tout est cible.

Encadré de transparence du chroniqueur

Positionnement éditorial

Je ne suis PAS journaliste. Je suis chroniqueur indépendant. Cette chronique est une prise de position assumée en faveur de la souveraineté ukrainienne et de la dignité des victimes de l’invasion russe. Je considère l’invasion de l’Ukraine par la Russie comme une agression illégale au regard du droit international et une violation flagrante de la Charte des Nations Unies. Ce positionnement ne m’empêche pas de documenter les faits avec rigueur — il m’oblige, au contraire, à les présenter avec honnêteté.

Méthodologie et sources

Cette chronique s’appuie sur des sources vérifiables : les témoignages recueillis par Radio-Canada et La Presse, les données de l’UNICEF, du Bureau de la coordination des affaires humanitaires de l’ONU, de l’Organisation mondiale de la santé, les chiffres officiels communiqués par le président Zelensky, les données vérifiées par BBC News Russian et Mediazona, ainsi que les rapports du Conseil de l’Europe. Les passages en italique représentent mes opinions éditoriales personnelles, clairement distinguées des faits rapportés.

Nature de l’analyse

Ce texte est une chronique, pas un reportage factuel. Il combine des faits documentés avec une analyse éditoriale et une perspective morale assumée. Le lecteur est invité à consulter les sources citées pour former son propre jugement. La neutralité face à une guerre d’agression n’est pas de l’objectivité — c’est un choix que je refuse de faire.

Sources

Sources primaires

Radio-Canada — 4 ans de guerre en Ukraine : « On n’a pas le droit d’être démotivés »

La Presse — Olha Zadorkina, 38 ans : « Un jour, c’est mieux, un jour, c’est pire »

UNICEF — More than a third of Ukraine’s children remain displaced four years into war

UNICEF — This war is following children, as attacks on civilian areas continue across Ukraine

Al Jazeera — Zelenskyy reveals 55,000 Ukrainian soldiers killed fighting against Russia

Sources secondaires

Conseil de l’Europe — Quatrième anniversaire de la guerre d’agression de la Russie contre l’Ukraine

OMS — WHO seeks US$ 42 million in 2026 to protect health care as war enters its fifth year

OCHA — Ukraine: Humanitarian Situation, Response and Funding Snapshot 2025

KSE — Direct damage to Ukraine’s infrastructure from the war reached $170 billion

Lethbridge Herald — Nationwide events mark four years since Russian invasion of Ukraine

Meduza — Zelensky says 55,000 Ukrainian soldiers have died — open-source data suggests a higher toll

Caridad — Ukraine : 4 années de guerre et de souffrance d’un peuple

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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