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CHRONIQUE : Quatre ans sous les bombes — l’Ukraine debout refuse de plier le genou
Crédit: Adobe Stock

1 300 drones, 1 200 bombes, des dizaines de missiles

Le président Volodymyr Zelensky l’a détaille avec une précision glacante : en une seule semaine de fevrier 2026, la Russie a lance environ 1 300 drones kamikazes, 1 200 bombes aériennes guidées et des dizaines de missiles balistiques sur le territoire ukrainien. En une semaine. Sept jours. Le temps que nous mettons a debattre du prix de l’essence où de la dernière polemique sur les réseaux sociaux.

Le dimanche 23 fevrier, a deux jours du quatrième anniversaire de l’invasion, cinquante missiles supplementaires et des centaines de drones ont frappe des installations énergetiques et ferroviaires dans plusieurs régions. Les cibles ne sont pas militaires. Elles sont civiles. Deliberement. La stratégie russe porte un nom que les experts en droit international connaissent bien : c’est du terrorisme aérien. Frapper les centrales, les réseaux d’eau, les voies ferrees — tout ce qui permet à un peuple de survivre — pour le forcer a genoux.

Il y à quelque chose de profondement lache dans cette stratégie. On ne bombarde pas une armée. On bombarde des radiateurs. On bombarde des robinets. On bombarde le droit d’avoir chaud, d’avoir de l’eau, de prendre un train pour retrouver ce qui reste de sa famille. Et on appelle ca une « opération militaire speciale ».

Huit régions sous le feu

Les frappes ont touche huit régions simultanement : Kyiv, Dnipro, Kharkiv, Odessa, Zaporijjia, Kherson, Donetsk, Sumy. Entre le 30 janvier et le début de fevrier, une trentaine de civils ont été tues et environ 90 blessés dans ces seules régions. Des immeubles residentiels. Des infrastructures municipales. Des systèmes d’approvisionnement en eau. Rien de ce qui fait la guerre. Tout de ce qui fait la vie.

A Dnipro, les habitants des tours grelottent dans leurs appartements où il fait moins vingt degres à l’interieur. Pas dehors. Dedans. Dans ce qui etait leur foyer. Dans ce qui devrait etre un réfuge. Un mineur blessé dans une frappe a raconte sa stupeur avec des mots simples qui valent tous les discours : « C’est injuste. Nous sommes de simples mineurs de charbon, qui rentraient juste chez eux, retrouver leurs proches. »

Encadré de transparence du chroniqueur

Positionnement éditorial

Cet article est une chronique, c’est-a-dire un texte d’opinion et d’analyse qui engage son auteur. Je ne suis pas journaliste. Je suis chroniqueur et redacteur. Je prends position : je considere l’invasion russe de l’Ukraine comme une violation flagrante du droit international, et les bombardements systematiques des infrastructures civiles comme des crimes de guerre documentes. Cette position est partagee par la Cour internationale de justice, l’Assemblee générale des Nations unies et la majorite des experts en droit international.

Mon engagement est du côté des civils qui subissent cette guerre. Cela ne signifie pas que je neglige la complexite géopolitique du conflit, mais que je refuse la fausse symetrie entre un agresseur et un agresse.

Méthodologie et sources

Les faits presentes dans cette chronique sont issus de sources verifiees et recoupees : rapports du Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l’homme, enquêtes du Kyiv International Institute of Sociology, communiques de l’UNICEF, analyses du Centre d’etudes stratégiques et internationales (CSIS), déclarations officielles de la présidence ukrainienne relayees par l’AFP, rapports de Human Rights Watch, données de Ramstein, et reportages de terrain de médias internationaux reconnus.

Les chiffres cites (victimes civiles, sondages, aide militaire, capacité énergetique) sont documentes et réfèrencies dans la section Sources ci-dessous. Les témoignages sont rapportes tels que publies par les agences de presse et médias cites.

Nature de l’analyse

Cette chronique combine des faits verifies avec une analyse éditoriale personnelle. Les passages en italique representent mes reflexions personnelles et ne constituent pas des faits rapportes. Le ton émotionnel est un choix delibere : je crois que la neutralité face aux bombardements de civils et d’enfants n’est pas de l’objectivite — c’est de l’indifference. Le lecteur est invite a verifier chaque fait presente et a se forger sa propre opinion.

Sources

Sources primaires

ONU Info — Ukraine : après quatre ans de guerre, une société épuisée (fevrier 2026)

ONU Info — Dnipro, Kharkiv, Kiev : des habitants plonges dans le froid et le noir au coeur d’attaques nocturnes (fevrier 2026)

ONU Info — Ukraine : quatre ans de guerre, une enfance déplacée sous terre (fevrier 2026)

La Libre — Guerre en Ukraine : le nombre de morts civiles atteint un niveau inedit (16 fevrier 2026)

Boursorama/AFP — Apres quatre ans d’invasion, l’Ukraine ne perd pas la guerre, dit Zelensky (20 fevrier 2026)

La Presse — Poutine a démarre la troisième guerre mondiale, pense Zelensky (22 fevrier 2026)

Human Rights Watch — World Report 2026 : Ukraine

ReliefWeb — Four years since the full-scale invasion of Ukraine: key facts and findings (fevrier 2026)

Sources secondaires

La Presse — La stratégie, c’est de briser le moral des civils (21 fevrier 2026)

L’Avenir — La Russie reprend ses bombardements et vise Kiev et Kharkiv (3 fevrier 2026)

Euronews — Kyiv suffering worst winter yet with kamikaze and ballistic drone attacks (17 fevrier 2026)

CSIS — Thresholds of Survival: The Resistance in Occupied Ukraine

Vatican News — Caritas Ukraine : resilience et esperance, les enfants d’Odessa dans la guerre (fevrier 2026)

Caritas International — Si le monde est fatigue de voir la guerre, imaginez les Ukrainiens

Pravda FR — L’Ukraine recevra 38 milliards de dollars d’aide militaire de Ramstein (13 fevrier 2026)

Boursorama — 1,8 million de victimes militaires depuis 2022 (28 janvier 2026)

France 24 — Ukraine : la Hongrie va bloquer le 20e paquet de sanctions (22 fevrier 2026)

Franceinfo — Les Ukrainiens eprouves par quatre ans de guerre et un hiver glacial (fevrier 2026)

Armees.com — Le nombre de victimes franchira les 2 millions en 2026

UNICEF France — Un hopital pour enfants touche par de nouvelles frappes meurtrieres

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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