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CHRONIQUE : Quinze Russes dans un camion sans blindage — le visage nu du désespoir militaire de Moscou
Crédit: Adobe Stock

Janvier 2026 : le mois où l’équation s’est inversée

Les chiffres sont vertigineux. En janvier 2026, les unités de drones ukrainiennes ont éliminé près de 29 700 soldats russes. Dans le même mois, la Russie n’a réussi à recruter que 22 000 nouvelles recrues. Pour la première fois dans cette guerre, l’Ukraine détruit plus de soldats que le Kremlin ne peut en mettre en service. Le général Oleksandr Syrsky, commandant en chef des forces armées ukrainiennes, a formulé cette réalité avec une précision chirurgicale : « C’est l’écart que nous visons : détruire plus de soldats que la Russie ne peut en mettre en service. »

En décembre 2025, le commandant des Forces de systèmes sans pilote, le major Robert Brovdi, avait déjà rapporté que 33 019 militaires russes avaient été frappés par des drones FPV kamikazes où des munitions larguées par des drones bombardiers. Plus de 339 000 missions de vol individuelles effectuées en un seul mois. 2 100 missions de drones terrestres. Une augmentation du taux de frappe de 42 % par rapport à novembre. La guerre des machines est en train de redéfinir le concept même de pertes acceptables.

Quand un général ukrainien parle d’écart entre les morts et les recrues comme d’un objectif stratégique, on mesure à quel point cette guerre a basculé dans une logique industrielle de destruction humaine. Ce n’est plus du combat. C’est de la comptabilité mortuaire. Et la Russie est en déficit.

Le taux de remplacement impossible

La Russie perd environ 1 000 à 1 100 soldats par jour, selon les estimations ukrainiennes corroborées par l’OTAN. Le ministre russe de la Défense, Belousov, a lui-même admis 417 000 nouveaux contrats signés en 2025 — soit environ 34 000 à 35 000 par mois. Un chercheur islandais indépendant a estimé les pertes totales russes en 2025 à 416 550, dont environ 110 000 morts. Et pourtant, Poutine continue de clamer que « jusqu’à 60 000 personnes » se portent volontaires chaque mois. Les chiffres ne mentent pas. Le président russe, si.

C’est dans ce contexte qu’il faut comprendre l’image du camion sans blindage. Ce n’est pas un accident logistique. Ce n’est pas une erreur de commandement local. C’est le symptôme d’une armée qui a brûlé ses réserves de véhicules blindés, de soldats expérimentés et de crédibilité stratégique. Les blindés de transport de troupes sont détruits plus vite qu’ils ne sont produits. Les BMP, les BTR, les MT-LB — tous ces acronymes qui désignent des véhicules conçus pour protéger des vies — finissent en carcasses fumantes dans les champs du Donbass. Et quand il n’y a plus de blindés, on envoie des camions civils.

Encadré de transparence du chroniqueur

Positionnement éditorial

Ce texte est une chronique, c’est-à-dire un texte d’opinion et d’analyse. Il ne prétend pas à la neutralité. Mon parti pris est explicite: je me positionne du côté des victimes civiles, du droit international et des droits fondamentaux.

Je ne suis pas journaliste. Je suis chroniqueur indépendant. Je n’ai pas de carte de presse, je n’appartiens à aucune rédaction et je ne prétends pas à l’objectivité journalistique traditionnelle. Ma démarche est celle d’un commentateur engagé qui assume ses positions.

Méthodologie et sources

Les faits cités proviennent de sources ouvertes (médias internationaux, rapports d’organisations, documents officiels). Chaque fait est vérifiable via les sources listées en fin d’article. L’interprétation et l’analyse sont les miennes.

Ce texte a été rédigé avec l’assistance de Claude, une intelligence artificielle d’Anthropic. Claude a contribué à la recherche, la structuration et la rédaction. Le positionnement éditorial, les opinions et les choix d’angle sont entièrement les miens.

Nature de l’analyse

Ce texte mélange faits vérifiables et opinions assumées. Les passages en italique (comme ceci) signalent explicitement les moments où je donne mon avis personnel. Le reste s’appuie sur des faits documentés, même si le choix des faits et leur mise en perspective reflètent mon angle éditorial.

Sources

Sources primaires

Euromaidan Press — Russia rushed reinforcements to its fracturing southeast — They rode in unarmored and in broad daylight (21 février 2026)

Mezha Media — Ukrainian General Staff Reports 890 Russian Soldier Losses in 138 Clashes (22 février 2026)

Mezha Media — Ukrainian Drone Units Destroy Nearly 29,700 Russian Soldiers in January (février 2026)

Kyiv Post — Syrsky: Ukraine’s Drones Killing Russian Troops Faster Than Kremlin Can Recruit New Ones (janvier 2026)

Kyiv Post — Syrsky: Ukrainian Offensives Make Up 25% of Frontline Clashes as Drones Now Cause 60% of Damage (février 2026)

Sources secondaires

Militarnyi — 7th Rapid Response Corps Destroyed Dozens of Russian Vehicles on the Shevchenkove-Pokrovsk Logistics Route

Euronews — Ukraine is ramping up its counteroffensive regaining territories from Russian troops (17 février 2026)

Institute for the Study of War — Russian Offensive Campaign Assessment, February 21, 2026

Euromaidan Press (X/Twitter) — Russia promised to capture Kupiansk by February 2026 (février 2026)

Mezha Media — Russian Military Losses in Ukraine Reach Over 1.25 Million as of February 2026

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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