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CHRONIQUE : Vovchansk, la ville qui n’existe plus et que l’Ukraine refuse d’abandonner
Crédit: Adobe Stock

Mai 2024 : l’offensive qui a tout changé

Avant le 10 mai 2024, les habitants de Vovchansk avaient déjà survécu à une première occupation russe. Ils avaient connu les premiers jours de février 2022, la terreur, l’occupation, puis la libération lors de la contre-offensive ukrainienne de l’automne 2022. Ils avaient reconstruit. Pas entièrement, pas parfaitement, mais ils avaient essayé. Des commerces avaient rouvert. Des familles étaient revenues. La vie, avec toute sa fragilité obstinée, avait repris ses droits.

Il y à une cruauté particulière dans le fait d’être libéré, de reconstruire, puis de tout perdre une deuxième fois. La première occupation était un choc. La deuxième est une destruction méthodique. Les évacués de Vovchansk l’ont dit au Washington Post : la seconde invasion russe est pire que la première. Parce que cette fois, ils savaient exactement ce qu’ils allaient perdre.

L’évacuation de ceux qui pouvaient encore marcher

Les chiffres racontent une hémorragie. En quelques jours, plus de 6 000 personnes ont fui Vovchansk. L’IRC, le Comité international de secours, a aidé aux opérations d’évacuation dans la région de Kharkiv. Des bus, des voitures, des gens à pied sur les routes poussiéreuses, emportant ce qu’ils pouvaient porter. Des valises, des couvertures, des animaux de compagnie. Au total, plus de 10 500 résidents ont été évacués des zones touchées de l’oblast de Kharkiv.

Mais 200 à 300 civils sont restés à Vovchansk. Des personnes âgées incapables de se déplacer. Des gens qui refusaient d’abandonner ce qui leur restait. Des gens pour qui cette maison, même bombardée, même en ruines, restait leur maison. Le gouverneur de Kharkiv l’a confirmé : ces personnes sont encore là, quelque part dans les décombres, pendant que les obus tombent.

Encadré de transparence du chroniqueur

Positionnement éditorial

Cet article est une chronique d’opinion et d’analyse, pas un reportage factuel neutre. L’auteur, Maxime Marquette, est un chroniqueur indépendant qui assume ses prises de position éditoriales.

Je ne suis pas journaliste et je ne prétends pas à l’objectivité froide du journalisme traditionnel. Je prétends à la lucidité analytique, à l’interprétation rigoureuse et à la compréhension approfondie des enjeux.

Méthodologie et sources

Ce texte respecte la distinction fondamentale entre faits vérifiés et analyses interprétatives. Les informations factuelles proviennent exclusivement de sources primaires et secondaires vérifiables.

Sources primaires : communiqués officiels, déclarations publiques, rapports d’organisations intergouvernementales, dépêches d’agences de presse (Reuters, AP, AFP).

Sources secondaires : publications spécialisées, médias reconnus internationalement, analyses d’institutions de recherche établies.

Nature de l’analyse

Les analyses et perspectives présentées constituent une synthèse critique et contextuelle basée sur les informations disponibles et les commentaires d’experts cités dans les sources consultées.

Sources

Sources primaires

RBC-Ukraine : Vovchansk is in ruins, but Russia keeps attacking in small groups

RBC-Ukraine : Russian army destroys Ukraine’s Vovchansk and tries to advance

RBC-Ukraine : One year into Russian offensive — Volchansk in Kharkiv région

Kyiv Indépendent : Governor — Up to 300 civilians remain in Vovchansk amid Russian advances

Euromaidan Press : Defending a city that no longer exists — Ukraine’s impossible fight in Vovchansk

Sources secondaires

Mezha : Russian Advances in Vovchansk Amidst Urban Ruins Challenge Ukrainian Defense

UNITED24 Media : Photos Reveal Vovchansk in Kharkiv Region in Ruins After Fierce Battles

CEDMO : Unveiling the Ruins — Vovchansk’s Destruction, Special Report by AFP and Bellingcat

Washington Post : Second Russian invasion is worse than the first, Kharkiv évacuéees say

Critical Threats : Russian Offensive Campaign Assessment, January 4, 2026

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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