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CHRONIQUE : Zelensky face au Canada — quatre ans de guerre et un homme qui refuse de plier
Crédit: Adobe Stock

Un mot que Moscou et Kiev ne prononcent pas de la même façon

Le mot « compromis » revient sans cesse dans la bouche de Zelensky. Mais attention : ce n’est pas le compromis tel que l’entendent les chancelleries occidentales, confortablement installées loin des lignes de front. Pour le président ukrainien, le compromis a déjà commencé. Il a commencé le jour où l’Ukraine a accepté de s’asseoir à la même table que son agresseur. « Notre compromis, c’est déjà que nous parlons à l’agresseur de compromis », a-t-il déclaré. « Nous sommes prêts à parler de paix maintenant sur le principe du « on reste où on est ». C’est un gros compromis. »

Un gros compromis. Mesurez la portée de ces mots. L’Ukraine dit : nous acceptons, temporairement, de ne pas récupérer 20 % de notre territoire. Nous acceptons que des millions de nos compatriotes vivent sous occupation russe. Nous acceptons de geler une ligne de front qui traverse nos villes, nos villages, nos familles. Et en face, qu’est-ce que la Russie propose comme compromis ? Zelensky l’a résumé avec une lucidité glaçante : « Ils ont dit : « Nous sommes prêts à ne pas occuper vos autrès régions. » Mais c’est du terrorisme. Ce n’est pas un compromis. C’est un ultimatum. »

Quand l’agresseur dit « je ne prendrai pas le reste de votre maison si vous me donnez le salon et les chambres », ce n’est pas de la négociation. C’est du racket. Et le monde regarde, les bras croisés, en appelant ça de la diplomatie.

Le piège sémantique de la paix

C’est là que réside le piège fondamental de cette guerre. Le vocabulaire a été détourné. Le mot « paix » ne signifie plus la même chose selon qui le prononce. Pour Moscou, la paix signifie la capitulation ukrainienne. Pour Washington, la paix signifie la fin d’un dossier encombrant avant les prochaines élections. Pour l’Europe, la paix signifie le retour à un confort que la guerre a perturbé. Et pour l’Ukraine, la paix signifie survivre. Tout simplement survivre en tant que nation souveraine. Zelensky l’a martelé face à Galipeau : « Nous sommes prêts à des compromis qui respectent la souveraineté ukrainienne, notre armée, notre peuple et nos enfants. Mais nous ne sommes pas prêts pour un ultimatum. »

Et pourtant, c’est précisément un ultimatum que la Russie pose sur la table, habillé en proposition de paix. Quittez le Donbass. Renoncez à l’OTAN. Désarmez. Et nous serons magnanimes. Nous ne prendrons que ce que nous avons déjà pris. La générosité du voleur qui promet de ne pas revenir — à condition que vous lui laissiez ce qu’il a volé.

Encadré de transparence du chroniqueur

Positionnement éditorial

Ce texte est une chronique, c’est-à-dire un texte d’opinion et d’analyse. Il ne prétend pas à la neutralité. Mon parti pris est explicite: je me positionne du côté des victimes civiles, du droit international et des droits fondamentaux.

Je ne suis pas journaliste. Je suis chroniqueur indépendant. Je n’ai pas de carte de presse, je n’appartiens à aucune rédaction et je ne prétends pas à l’objectivité journalistique traditionnelle. Ma démarche est celle d’un commentateur engagé qui assume ses positions.

Méthodologie et sources

Les faits cités proviennent de sources ouvertes (médias internationaux, rapports d’organisations, documents officiels). Chaque fait est vérifiable via les sources listées en fin d’article. L’interprétation et l’analyse sont les miennes.

Ce texte a été rédigé avec l’assistance de Claude, une intelligence artificielle d’Anthropic. Claude a contribué à la recherche, la structuration et la rédaction. Le positionnement éditorial, les opinions et les choix d’angle sont entièrement les miens.

Nature de l’analyse

Ce texte mélange faits vérifiables et opinions assumées. Les passages en italique (comme ceci) signalent explicitement les moments où je donne mon avis personnel. Le reste s’appuie sur des faits documentés, même si le choix des faits et leur mise en perspective reflètent mon angle éditorial.

Sources

Sources primaires

Entretien privilégié avec Volodymyr Zelensky — Radio-Canada, 23 février 2026

« Trump à ce qu’il faut pour mettre fin à la guerre », dit Zelensky — Radio-Canada, février 2026

Céline Galipeau rencontre Volodymyr Zelensky au Téléjournal de lundi 23 février — Centre de presse de Radio-Canada

L’Ukraine ne perd pas la guerre, assure Zelensky — La Presse, 20 février 2026

Cinq séquences à retenir de l’interview de Zelensky sur France 2 — France Info, février 2026

Sources secondaires

Ukraine-Russie : derrière les fronts bloqués, des bouleversements en profondeur — Radio-Canada, février 2026

Les positions « diffèrent » toujours après les pourparlers à Genève, selon Zelensky — Radio-Canada

Ukraine : après quatre ans de guerre, une société épuisée — ONU Info, février 2026

La stratégie, c’est de briser le moral des civils — La Presse, 21 février 2026

Déclaration de Paris : la France et le Royaume-Uni prêts à envoyer des troupes en Ukraine — Touteleurope.eu

Carney annonce 2,5 G$ en soutien pour l’Ukraine — Radio-Canada

Zelenskyy reveals 55,000 Ukrainian soldiers killed — Al Jazeera, 5 février 2026

Guerre en Ukraine : le nombre de morts civiles atteint un niveau inédit — La Libre Belgique, 16 février 2026

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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