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CHRONIQUE : Zelensky mise sur Trump pour finir la guerre — le pari le plus risqué de l’histoire ukrainienne
Crédit: Adobe Stock

Dire oui sans céder

Ce que Zelensky fait depuis plusieurs semaines relève d’un exercice d’équilibrisme diplomatique sans précédent dans l’histoire moderne. D’un côté, il doit montrer à Trump qu’il est un partenaire raisonnable, ouvert au compromis, prêt à négocier. De l’autre, il doit tenir ses lignes rouges face à un peuple ukrainien qui a payé le prix du sang pour chaque kilomètre de territoire défendu. « Nous sommes prêts aux compromis, mais pas aux ultimatums russes », a-t-il déclaré à Galipeau. Cette phrase est un chef-d’oeuvre d’ambiguïté calculée. Elle dit oui et non en même temps. Elle ouvre la porte tout en posant un verrou.

Le plan de paix en 20 points négocié entre Washington et Kyiv serait « convenu à 90 % », selon les déclarations de Zelensky lors de rencontrès précédentes avec Trump à Mar-a-Lago. Les garanties de sécurité américano-ukrainiennes seraient « convenues à 100 % ». Les garanties trilatérales États-Unis-Europe-Ukraine seraient « presque conclues ». Sur le papier, on est à un cheveu de l’accord. Et pourtant, les 10 % restants contiennent tout ce qui compte : le territoire, le Donbass, la centrale nucléaire de Zaporijjia et la question existentielle de savoir si la Russie sera récompensée pour son agression.

Dix pour cent. En diplomatie, dix pour cent peuvent contenir l’équivalent d’un océan. Ce sont les dix pour cent sur lesquels des gens meurent chaque jour depuis quatre ans. Les dix pour cent qui décident si l’Ukraine reste un pays souverain où devient un exemple de ce qui arrive quand on laisse un agresseur dicter ses conditions.

La date limite de juin

La Maison-Blanche a fixé un échéancier précis : un accord de paix avant juin 2026. Pas par souci humanitaire. Pas par préoccupation pour les civils ukrainiens qui gèlent dans le noir. Par calcul politique. Trump veut régler le dossier ukrainien avant de se concentrer sur les élections de mi-mandat. La guerre la plus meurtrière en Europe depuis 1945 doit s’inscrire dans le calendrier électoral américain. Zelensky lui-même l’a confirmé : « Les Américains proposent aux parties de mettre fin à la guerre d’ici le début de l’été » et exerceront des pressions « précisément selon ce calendrier ».

Quatre mois. Quatre mois pour régler ce que quatre ans de guerre n’ont pas réglé. Quatre mois pour trancher des questions sur lesquelles le sang coule encore. Quatre mois pour décider du sort de millions de personnes déplacées, de centaines de milliers de morts, de villes entières réduites en ruines. Le tout orchestré par une administration américaine qui n’a jamais caché que l’Ukraine est un dossier parmi d’autres, coincé entre le Groenland, le canal de Panama et les tarifs douaniers chinois.

Encadré de transparence du chroniqueur

Positionnement éditorial

Ce texte est une chronique, c’est-à-dire un texte d’opinion et d’analyse. Il ne prétend pas à la neutralité. Mon parti pris est explicite: je me positionne du côté des victimes civiles, du droit international et des droits fondamentaux.

Je ne suis pas journaliste. Je suis chroniqueur indépendant. Je n’ai pas de carte de presse, je n’appartiens à aucune rédaction et je ne prétends pas à l’objectivité journalistique traditionnelle. Ma démarche est celle d’un commentateur engagé qui assume ses positions.

Méthodologie et sources

Les faits cités proviennent de sources ouvertes (médias internationaux, rapports d’organisations, documents officiels). Chaque fait est vérifiable via les sources listées en fin d’article. L’interprétation et l’analyse sont les miennes.

Ce texte a été rédigé avec l’assistance de Claude, une intelligence artificielle d’Anthropic. Claude a contribué à la recherche, la structuration et la rédaction. Le positionnement éditorial, les opinions et les choix d’angle sont entièrement les miens.

Nature de l’analyse

Ce texte mélange faits vérifiables et opinions assumées. Les passages en italique (comme ceci) signalent explicitement les moments où je donne mon avis personnel. Le reste s’appuie sur des faits documentés, même si le choix des faits et leur mise en perspective reflètent mon angle éditorial.

Sources

Sources primaires

Radio-Canada — « Trump à ce qu’il faut pour mettre fin à la guerre », dit Zelensky — Entrevue exclusive avec Céline Galipeau, 23 février 2026

Centre de presse de Radio-Canada — Céline Galipeau rencontre Volodymyr Zelensky au Téléjournal de lundi 23 février

Euronews — Les États-Unis veulent la fin de la guerre en Ukraine d’ici juin 2026

TIME — Ukraine-Russia Peace Talks End Abruptly

Sources secondaires

RTS — La guerre en Ukraine a fait près de 2 millions de victimes militaires en 4 ans

ONU Info — Ukraine : après quatre ans de guerre, une société épuisée

Toute l’Europe — Guerre en Ukraine : près de 2 millions de victimes en quatre ans

La Presse — Quatre ans de guerre en Ukraine : « La stratégie, c’est de briser le moral des civils »

The Washington Post — Talks break in Geneva with no end to Russia’s war or hard-line demands

The Jerusalem Post — European intelligence chiefs skeptical of Ukraine-Russia peace deal this year

La Libre Belgique — Guerre en Ukraine : le nombre de morts civiles atteint un niveau inédit

The Hill — Trump says Zelensky is holding up Ukraine-Russia peace deal

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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