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ÉDITORIAL : Quatre ans de résistance — l’Ukraine refuse de plier, l’Europe n’a plus le choix
Crédit: Adobe Stock

Moins 20 degrés, sans chauffage

À Kyiv, 1 100 immeubles se sont retrouvés sans chauffage central après les frappes de janvier. Le maire Vitali Klitschko — l’ancien champion du monde poids lourds qui dirige la capitale depuis 2014 — coordonne les réparations jour et nuit. Mais chaque réparation est remise à zéro par une nouvelle frappe. On répare le mardi. On bombarde le mercredi. On recommence le jeudi. Et pourtant, les équipes techniques de Kyiv n’ont pas une seule fois abandonné un chantier.

Il y à quelque chose de profondément obscène dans le ciblage délibéré du chauffage d’un pays en plein hiver. Ce n’est pas une stratégie militaire. C’est une tentative d’extermination par le froid. Quand on coupe le chauffage d’une maternité à -20 °C, on ne cible pas une armée — on cible des nouveau-nés.

Des villes qui tiennent par la volonté

La Pologne envoie des générateurs et des équipements de chauffage. Les pays nordiques fournissent du matériel de réparation d’urgence. Mais l’ampleur des destructions dépasse les capacités d’aide. L’infrastructure énergétique ukrainienne, construite sur des décennies, est méthodiquement détruite en quelques heures de bombardement. Et chaque reconstruction coûte des milliards que l’Ukraine n’a pas.

Kharkiv, deuxième ville du pays, vit sous les frappes quotidiennes. Odessa subit des attaques régulières sur son port et ses quartiers résidentiels. Dnipro, Zaporijjia, Mykolaïv — chaque ville à sa liste de bâtiments détruits, d’écoles rasées, d’hôpitaux touchés. 26 des 27 régions administratives de l’Ukraine ont enregistré des victimes civiles. Il n’y a plus d’arrière nulle part. Tout le pays est le front.

Encadré de transparence du chroniqueur

Positionnement éditorial

Cet article est un éditorial, c’est-à-dire un texte d’opinion assumé. Je ne suis pas journaliste. Je suis chroniqueur et rédacteur indépendant. Je ne prétends pas à la neutralité — je prétends à l’honnêteté. Ma position est claire : l’invasion russe de l’Ukraine est une violation flagrante du droit international, et la résistance ukrainienne est légitime.

Ce texte prend parti. Il prend le parti du droit international, de la souveraineté des peuples et de la vérité documentée. Le lecteur est invité à vérifier chaque fait cité dans cet article auprès des sources référencées ci-dessous.

La transparence n’est pas une faiblessé. C’est le contraire exact de la propagande. Quand un auteur vous dit d’où il parle, de quelles sources il se nourrit et quels biais il assume, il vous respecte assez pour vous laisser juger par vous-même. C’est l’inverse de ce que fait le Kremlin.

Méthodologie et sources

Les chiffres de victimes civiles proviennent du Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme (OHCHR) et du rapport ReliefWeb de février 2026. Les pertes militaires russes sont basées sur les estimations du CSIS, de la CIA et du Service de renseignement extérieur estonien. Les pertes ukrainiennes citent la déclaration officielle du président Zelensky de février 2026. Les données économiques et géopolitiques proviennent du Service européen pour l’action extérieure (EEAS), de Foreign Policy et du Kyiv Post.

Chaque citation est attribuée à sa source. Chaque chiffre est vérifiable. L’analyse et les opinions sont les miennes.

Nature de l’analyse

Ce texte est une analyse éditoriale. Il combine des faits documentés avec une perspective critique et des opinions assumées. Il ne constitue pas un reportage factuel neutre. Les passages en italique (balises em) sont des commentaires éditoriaux personnels qui reflètent l’opinion du chroniqueur. Le lecteur est encouragé à former sa propre opinion en consultant les sources primaires.

Sources

Les sources ci-dessous ne sont pas des opinions. Ce sont des rapports officiels, des déclarations institutionnelles, des enquêtes de terrain. Le lecteur qui veut aller au-delà de cet éditorial y trouvera les données brutes. La vérité n’a pas besoin d’être embellie. Elle a besoin d’être lue.

Sources primaires

ReliefWeb — Four years since the full-scale invasion of Ukraine: Key facts and findings, February 2026

EEAS — Four Years of Full-Scale War in Ukraine

Al Jazeera — Zelenskyy reveals 55,000 Ukrainian soldiers killed fighting against Russia

EESC — From Resistance to Renewal: Statement on the Fourth Anniversary

Conseil de l’Europe — Fourth Anniversary of Russia’s War of Aggression

Sources secondaires

Kyiv Post — Editorial: Four Years of Resistance

Foreign Policy — 4 Years of Russia-Ukraine War and Its Global Geopolitical Impact

Radio-Canada — 4 ans de guerre en Ukraine : « On n’a pas le droit d’être démotivés »

Kyiv Post — Klitschko Interview: Kyiv Mayor on War, Elections, and European Security

NL Times — Hundreds gather in Amsterdam to mark fourth anniversary

Carnegie Endowment — Does Russia Have Enough Soldiers to Keep Waging War?

Christian Science Monitor — Ukraine embraces a war anniversary

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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