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ANALYSE : Armes russes en Iran — Moscou vend la mort, mais pas la victoire
Crédit: Adobe Stock

Su-35 : l’avion fantôme

Commençons par la pièce maîtresse du catalogue russe. Le Sukhoi Su-35, chasseur de quatrième génération dit de supériorité aérienne. Sur le papier, une machine redoutable. Deux moteurs à poussée vectorielle. Un rayon d’action de 3 600 kilomètres. Une capacité d’emport de douze missiles air-air. L’Iran en a commandé cinquante. La Russie en a livré deux. En novembre 2024. Et ces deux appareils, selon les images satellites et les analystes de l’International Institute for Strategic Studies, n’étaient visibles nulle part lors des frappes du 28 février.

La question se pose. Où sont passés les Su-35 iraniens? L’IISS suggère qu’ils auraient été redéployés ailleurs au Moyen-Orient. D’autres analystes estiment qu’ils n’ont jamais été opérationnels. Car livrer un avion ne signifie pas livrer la capacité de le faire voler au combat. Il faut des pilotes formés. Des techniciens qualifiés. Des pièces de rechange. Des systèmes de communication intégrés. Rien de tout cela n’accompagnait les deux carcasses livrées. Le Su-35 iranien était un avion sans âme, un corps sans cerveau, une arme sans guerre.

Imaginez. Vous achetez une voiture de luxe. Le vendeur vous livre le châssis. Sans le moteur. Sans les roues. Et quand vous appelez pour vous plaindre, il vous dit que les pièces arrivent. Bientôt. Peut-être. C’est exactement ce que la Russie a fait à l’Iran. Sauf qu’ici, les conséquences ne se mesurent pas en argent perdu. Elles se mesurent en vies.

Les lacunes techniques qui tuent

Même opérationnel, le Su-35 présente des failles structurelles que les analystes militaires ont documentées depuis des années. L’avion ne dispose pas de radar AESA, la technologie qui équipe les chasseurs occidentaux modernes. Il manque de conscience situationnelle à 360 degrés. Son système de guerre électronique est insuffisant contre les missiles sol-air guidés par radar. En Ukraine, plusieurs Su-35 ont été abattus par les défenses ukrainiennes. Face aux F-35I furtifs israéliens et aux F-15 et F-16 américains modernisés, le Su-35 est un avion d’une autre époque qui prétend jouer dans la cour des grands.

La force aérienne iranienne opère avec des appareils datant des années 1960 et 1970. Les F-4 Phantom de l’ère du Vietnam. Les F-14 Tomcat sans pièces détachées. Les Kowsar de fabrication locale, basés sur le design du F-5 américain des années 1960. Contre cette flotte de musée, le Su-35 devait être le sauveur. Il est devenu le symbole de tout ce qui ne fonctionne pas dans l’arsenal russe. Et pourtant, Moscou continue de vanter ses capacités aux acheteurs potentiels en Afrique, en Asie du Sud-Est et au Moyen-Orient.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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