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ÉDITORIAL : Le domino des dictateurs continue — la chute de Poutine est inévitable
Crédit: Adobe Stock

La chute de Damas, prologue d’une série

Pour comprendre ce que Sybiha appelle le « domino », il faut remonter à la fin de 2024. Bachar al-Assad, le boucher de Damas, l’homme qui avait gazé son propre peuple, bombardé ses propres hôpitaux, affamé ses propres villes, est tombé. Pas par une intervention extérieure massive. Pas par une invasion. Mais par l’effondrement interne d’un régime que la Russie avait maintenu sous perfusion pendant une décennie. Moscou avait envoyé ses avions, ses mercenaires, ses conseillers militaires. Moscou avait bombardé Alep, rasé des quartiers entiers, permis à Assad de reprendre le contrôle territorial. Et pourtant. Et pourtant, quand les forces d’opposition ont repris l’offensive, quand le régime a commencé à vaciller, la Russie n’était plus là.

Pourquoi? Parce que les avions russes étaient occupés ailleurs. Parce que les soldats russes mouraient par dizaines de milliers dans les tranchées du Donbas. Parce que Poutine avait fait un choix : l’Ukraine plutôt que la Syrie. Et ce choix a coûté à Assad son trône, sa liberté, son régime. Le premier allié de Poutine est tombé non pas malgré la Russie, mais à cause de la Russie — à cause de cette guerre d’agression en Ukraine qui dévore toutes les ressources, toute l’attention, toute la capacité militaire de Moscou.

Assad est tombé en croyant jusqu’au bout que Moscou le sauverait. C’est peut-être la leçon la plus cruelle pour tous ceux qui placent leur confiance dans un protecteur qui ne protège que lui-même. La Russie de Poutine ne sauve personne. Elle utilise. Puis elle abandonne.

Les leçons de la Syrie pour le reste du monde

La chute d’Assad a envoyé une onde de choc à travers tous les régimes autoritaires soutenus par Moscou. Le message était limpide : la garantie russe ne vaut rien. Quand Poutine vous promet sa protection, il vous promet en réalité un sursis. Un sursis temporaire qui dépend de sa propre survie politique et militaire. Et cette survie, elle est de plus en plus précaire. Les généraux qui observaient depuis l’Afrique, depuis l’Asie centrale, depuis le Venezuela, ont pris note. L’homme fort de Moscou ne pouvait plus être partout à la fois. Son armée saignait. Son économie suffoquait. Sa crédibilité comme puissance protectrice s’évaporait sous les bombardements ukrainiens.

Et la Syrie n’était que le premier acte. Le premier domino. Le premier signe que quelque chose de fondamental avait changé dans l’équilibre des forces mondiales. Pas un accident. Pas une anomalie. Un schéma.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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