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CHRONIQUE : Novorossiysk en flammes — trois navires coulés, le terminal pétrolier paralysé
Crédit: Adobe Stock

Le Valentin Pikul

Le dragueur de mines Valentin Pikul a été le premier touché. Ce navire, dont la mission est de dégager les voies maritimes des mines sous-marines, représente un maillon critique de la capacité opérationnelle de la flotte russe en mer Noire. Les images satellite montrent des dommages structurels significatifs. Dans un conflit où l’Ukraine a miné méthodiquement les approches de ses propres côtes et utilise des drones navals pour menacer la navigation russe, perdre un dragueur de mines n’est pas un incident. C’est un handicap tactique majeur.

Un dragueur de mines détruit par des drones aériens. La phrase semble absurde. Mais c’est exactement le type de guerre asymétrique que l’Ukraine mène depuis quatre ans. Chaque navire russe est une cible. Chaque port est une zone de danger. Et chaque nuit, les drones reviennent.

L’Ieïsk et le Kasimov

Les deux navires anti-sous-marins de projet 1124M Albatros — le Ieïsk et le Kasimov — ont subi des « dommages sérieux », selon les sources du SBU. Des analystes ont repéré sur les images satellite une « tache sombre sur le quai » à l’endroit où ces navires étaient amarrés, suggérant des fuites de carburant ou de fluide hydraulique. Ces bâtiments, conçus pour la lutte anti-sous-marine, sont parmi les derniers navires opérationnels de la flotte de la mer Noire. Leur mise hors service — même temporaire — réduit encore la capacité de la Russie à protéger ses voies maritimes contre les sous-marins et les drones navals ukrainiens.

Les navires du projet 1124M ne sont pas de simples bâtiments de combat. Ce sont des plateformes de détection équipées de sonars, de torpilles et de charges de profondeur. En les neutralisant, l’Ukraine ne frappe pas seulement du tonnage — elle aveugle la Russie dans les profondeurs de la mer Noire. Les drones navals ukrainiens qui opèrent sous la surface n’ont plus que le Pantsir côtier à craindre. Et celui-ci vient d’être détruit dans la même opération.

Et pourtant, les navires ne sont que la moitié de l’histoire. Car pendant que les drones frappaient la base navale, d’autres visaient une cible bien plus stratégique.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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