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ÉDITORIAL : Trump exige la capitulation de l’Iran — Le vocabulaire des empires en fin de course
Crédit: Adobe Stock

Un modèle assumé de changement de régime

Ce qui glace le sang, ce n’est pas l’exigence de capitulation. C’est la méthode qu’il annonce pour l’après. Trump l’a dit lui-même, sans filtre, avec cette franchise brutale qui est soit de la transparence, soit de l’inconscience : « What we did in Venezuela, I think, is the perfect scenario. Leaders can be picked. » Les dirigeants peuvent être choisis. Choisis par Washington. Comme on choisit un candidat dans une émission de télécrochet.

Le « modèle Venezuela », c’est ce qui s’est passé en janvier 2026. La capture de Nicolás Maduro. Un successeur installé sous pression américaine. Le contrôle pétrolier transféré à Washington. Un pays de 28 millions d’habitants remodelé selon les intérêts énergétiques et stratégiques d’une seule puissance. Et Trump appelle ça un « perfect scenario ».

Quand un président annonce publiquement qu’il va « choisir » les dirigeants d’un autre pays souverain, il ne fait pas de la diplomatie. Il fait du colonialisme avec un compte Twitter. Et personne ne semble trouver ça anormal.

Le piège du changement de régime

L’Irak. La Libye. L’Afghanistan. Trois pays où les États-Unis ont renversé des régimes. Trois pays plongés dans le chaos pour des décennies. Saddam Hussein est tombé en 2003. Vingt-trois ans plus tard, l’Irak n’a toujours pas retrouvé de stabilité durable. Kadhafi est mort en 2011. La Libye est devenue un marché d’esclaves à ciel ouvert. L’Afghanistan ? Les talibans sont revenus au pouvoir après vingt ans d’occupation et 2 400 milliards de dollars dépensés.

Et pourtant. Trump regarde ce bilan et en tire la conclusion inverse. Le changement de régime fonctionne — à condition que ce soit lui qui le pilote. Le Venezuela comme preuve. Sauf que le Venezuela, ce n’est pas l’Iran. L’Iran, c’est 88 millions d’habitants. Une histoire millénaire. Une fierté nationale forgée par des siècles d’invasions repoussées. Un programme nucléaire avancé. Des alliés de Moscou à Pékin. Confondre les deux, c’est confondre une partie d’échecs avec une partie de dames.

Sources

Sources primaires

Military Times — No deal with Iran except unconditional surrender, Trump says — Déclaration de Trump sur Truth Social exigeant la capitulation sans condition de l’Iran, détails du briefing à MacDill Air Force Base

Al Jazeera — Tehran pounded in week two of US-Israel war, Iran targets Israel — Bilan du jour 8 de l’opération, 1 332 morts, frappes sur Téhéran, riposte iranienne

Al Jazeera — Iranian authorities warn against fifth column as no signs of war abating — Avertissement des autorités iraniennes contre une cinquième colonne intérieure

Sources secondaires

Axios — Trump demands unconditional surrender from Iran — Analyse de la demande de capitulation de Trump et contexte diplomatique

19FortyFive — The Regime Change Trap: Trump Must Take the Win on Iran and Get Out — Analyse des risques du changement de régime en Iran

19FortyFive — Talk or Tomahawks: Trump Wants to Turn Iran into Venezuela — Le modèle vénézuélien appliqué à l’Iran, mention de Reza Pahlavi

Al Jazeera — Iran war live: Trump says no deal with Iran until unconditional surrender — Couverture en direct du conflit, vente d’armes de 151 millions à Israël, B-1 Lancer à RAF Fairford

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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