Skip to content
ANALYSE : Quand la Hongrie prend en otage l’argent d’une banque ukrainienne pour faire plier Kyiv
Crédit: Adobe Stock

Le prétexte juridique le plus mince d’Europe centrale

La justification officielle hongroise tient en une phrase : suspicion de blanchiment d’argent. L’Administration nationale des impôts et des douanes — la NAV — a ouvert une enquête criminelle. Contre qui? Contre un auteur inconnu. Pas contre les sept employés. Pas contre Oschadbank. Pas contre Raiffeisen. Contre personne.

Les sept Ukrainiens ont été interrogés comme témoins, pas comme suspects. Aucune charge n’a été déposée. Aucune inculpation. Et pourtant, on les a plaqués au sol à une station-service, on leur a refusé un avocat pendant plus de 24 heures, et on a confisqué 82 millions de dollars d’actifs bancaires légitimes.

Ce que dit l’avocat

Dr. Lóránt Horváth, représentant légal des Ukrainiens détenus, a été clair : ni le service consulaire ni les représentants juridiques n’ont eu accès direct aux ressortissants ukrainiens pendant leur détention. Le Centre antiterroriste a interdit aux avocats et aux diplomates d’entrer dans le bâtiment d’interrogatoire. Aucune explication officielle détaillée n’a été fournie pour justifier cette exclusion.

Les violations potentielles s’empilent comme des briques : droit à l’assistance juridique bafoué. Garanties procédurales en matière de détention violées. Non-respect de la Convention européenne des droits de l’homme. Violation de la Convention de Vienne sur les relations consulaires. Et tout ça dans un pays qui siège au Conseil de l’Union européenne. Un pays qui prétend défendre l’État de droit.

Refuser l’accès à un avocat pendant 24 heures. Interdire l’entrée aux diplomates. Confisquer des fonds déclarés sans inculper personne. Si l’Ukraine faisait ça à des citoyens hongrois, on parlerait de crise démocratique. Quand Budapest le fait, on appelle ça une « procédure ».

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

facebook icon twitter icon linkedin icon
Copié!
Plus de contenu