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ANALYSE : Washington envisage des commandos au sol pour saisir l’uranium iranien, et le monde retient son souffle
Crédit: Adobe Stock

Ce que les frappes ont détruit et ce qu’elles n’ont pas touché

Il faut remonter à juin 2025. L’Opération Midnight Hammer a mobilisé des bombardiers B-2 lançant des bombes anti-bunker GBU-57 sur Fordow et Natanz. Résultat présenté comme un succès : la majorité des centrifugeuses détruites, des effondrements structurels scellant les tunnels, les deux installations rendues inopérables.

Mais voici ce que les conférences de presse triomphantes ont passé sous silence. Détruire des centrifugeuses n’est pas détruire de l’uranium. L’uranium est l’élément 92 du tableau périodique. Il ne brûle pas. Il ne se désintègre pas sous l’impact d’une explosion. Il reste là, patient, attendant que quelqu’un vienne le chercher. Avant les frappes, l’Iran possédait environ 440 kilogrammes d’uranium enrichi à 60 %. Après les frappes, il possède toujours 440 kilogrammes. La seule différence : ils sont ensevelis sous les décombres.

C’est l’ironie la plus cruelle de cette guerre. En bombardant les installations, on a rendu l’uranium plus difficile d’accès pour tout le monde, y compris pour les Iraniens. Mais on ne l’a pas neutralisé. On a créé un coffre-fort accidentel sous des tonnes de gravats, et maintenant, on envisage d’envoyer des êtres humains le déverrouiller. À mains nues, ou presque.

Le cauchemar des 11 bombes potentielles

Les chiffres sont implacables. 450 kilogrammes d’uranium enrichi à 60 % peuvent être convertis en uranium de qualité militaire, enrichi à 90 %, en quelques semaines seulement. Et si l’intégralité de ce stock atteignait ce seuil de pureté, il fournirait suffisamment de matière fissile pour fabriquer 11 bombes nucléaires. Pas des dispositifs théoriques. Pas des maquettes de laboratoire. Des armes réelles, fonctionnelles, capables de transformer des villes en cendres.

Le représentant Foster, qui a passé vingt-deux ans au Fermilab avant d’entrer en politique, a précisé un point que les stratèges militaires préfèrent ignorer. Ces dispositifs ne nécessiteraient pas de miniaturisation pour être montés sur des missiles. Il s’agirait de bombes de type Hiroshima, plus volumineuses, plus simples à construire, et potentiellement transportables par des moyens non balistiques : un camion, un cargo, un conteneur maritime. « Very hard to stop », a-t-il averti. Très difficiles à intercepter. Parce qu’on ne peut pas abattre ce qu’on ne voit pas venir dans le ciel.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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