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CHRONIQUE : Kharkiv, 6h du matin — quand les missiles frappent les enfants qui dorment
Crédit: Adobe Stock

De Kharkiv à Soumy : la carte des douleurs

Les frappes ne se limitent pas à Kharkiv. Elles dessinent une carte de la terreur systématique à travers tout le territoire ukrainien. Dans la région de Dnipropetrovsk, à l’est, les troupes russes ont attaqué quatre districts plus de 40 fois en une journée. Trois personnes blessées. Des immeubles résidentiels, des infrastructures, une exploitation agricole — touchés. Dans la région de Soumy, frontalière de la Russie, un homme de 24 ans a été tué dans sa voiture par un drone. Il conduisait. Il avait 24 ans. Il ne conduira plus.

À Kyiv, la capitale, trois personnes ont été blessées. Trois districts de la région de Kyiv ont subi des dommages. À Mykolaïv, trois autres blessés par des attaques de drones. À Odessa, dans le sud, des installations d’infrastructure ont été touchées, provoquant des incendies massifs qui ont nécessité le déploiement de 80 pompiers. Dans la région de Kharkiv, dans la communauté de Vovchansk, des drones russes ont frappé deux localités. Résultat : deux civils tués. Un homme de 81 ans. Un homme de 61 ans. Leurs noms ne feront pas la une des journaux internationaux.

Regardez la carte. Kharkiv, Dnipropetrovsk, Soumy, Kyiv, Mykolaïv, Odessa, Vovchansk. Ce n’est pas un front militaire. C’est un pays entier sous les bombes. Chaque point sur cette carte est un lit vide ce matin.

Kramatorsk : une bombe de 500 kilos sur une ville qui dort

La nuit du 7 mars, les forces russes ont largué une bombe de 500 kilogrammes sur Kramatorsk. Six blessés, dont trois enfants. Cinq cents kilogrammes. C’est le poids d’un piano à queue. Sauf que ce piano-là est rempli d’explosifs et de fragments métalliques conçus pour déchiqueter la chair humaine. Et on l’a largué sur une ville pendant que des enfants dormaient dans leurs lits.

Kramatorsk. Ce nom devrait résonner dans la mémoire collective comme Guernica. Comme Alep. Comme Marioupol. Et pourtant, l’information passe en dix secondes sur les chaînes d’information continue, coincée entre la météo et les résultats sportifs. On s’est habitué. On ne devrait pas. On ne devrait jamais s’habituer à une bombe de 500 kilos larguée sur des enfants qui dorment.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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