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ANALYSE : 85 cibles russes frappées en un mois, comment les frappes en profondeur ukrainiennes changent le cours de la guerre
Crédit: Adobe Stock

Ce que signifie frapper en profondeur

Le terme DeepStrike désigne les frappes qui visent des objectifs situés bien au-delà de la ligne de front. Ce ne sont pas des tirs d’artillerie contre une position ennemie à quelques kilomètres. Ce sont des opérations complexes qui impliquent de la reconnaissance satellitaire, du renseignement humain, de la planification opérationnelle, et l’emploi de vecteurs de frappe capables de parcourir des centaines de kilomètres en évitant les défenses aériennes russes.

Chaque mission DeepStrike est un exercice de précision. La cible doit être identifiée. Sa valeur stratégique évaluée. Le meilleur vecteur de frappe sélectionné. La trajectoire calculée pour contourner les systèmes de défense aérienne. Le moment choisi pour maximiser l’impact et minimiser les pertes collatérales. Et après la frappe, l’évaluation des dommages pour confirmer l’atteinte de l’objectif. Quatre-vingt-cinq fois en février. Presque trois par jour.

Trois frappes en profondeur par jour. Chaque jour. Pendant tout le mois de février. Ce rythme raconte quelque chose que les généraux russes comprennent mieux que quiconque. Leur arrière n’est plus un sanctuaire. Leur industrie de guerre n’est plus protégée par la distance. Chaque raffinerie, chaque usine, chaque dépôt est devenu une cible potentielle. Et cette incertitude permanente coûte presque autant que les frappes elles-mêmes.

Les cibles stratégiques de février

Parmi les 85 cibles frappées, l’usine de Votkinsk en Oudmourtie occupe une place particulière. Cette installation industrielle produit les missiles Iskander-M qui frappent les villes ukrainiennes quotidiennement. Elle fabrique aussi le missile Orechnik, cette nouvelle arme que Poutine a présentée comme invincible. Frapper Votkinsk, c’est frapper la source. C’est dire à la Russie que les missiles qu’elle envoie sur Kharkiv et Odessa peuvent désormais être neutralisés avant même d’être assemblés.

Les raffineries de pétrole constituent une autre catégorie de cibles prioritaires. Les frappes ukrainiennes ont réduit la capacité de raffinage russe de 24,8 pour cent depuis le début de la campagne de frappes en profondeur. Un quart de la capacité de raffinage d’un pays qui est le troisième producteur mondial de pétrole. C’est un coup économique massif. Chaque raffinerie touchée signifie moins de carburant pour les chars, les camions logistiques, les véhicules blindés.

Sources

Sources primaires

ArmyInform85 Russian targets were hit by DeepStrike assets in February — Commander-in-Chief of the Armed Forces of Ukraine

Sources secondaires

Institute for the Study of War (ISW)Russian Offensive Campaign Assessment

Royal United Services Institute (RUSI)Analysis of Russian military industrial capacity

Center for Strategic and International Studies (CSIS)Air and Missile War in Ukraine

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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