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ANALYSE : L’Allemagne dépasse la Chine et devient le quatrième exportateur d’armes mondial
Crédit: Adobe Stock

Du pacifisme constitutionnel au réarmement massif

Pour comprendre ce que représente ce chiffre, il faut se souvenir d’où vient l’Allemagne. Ce pays a bâti son identité d’après-guerre sur le refus de la puissance militaire. Le Wandel durch Handel — le changement par le commerce — était le mantra sacré de la politique étrangère allemande. On ne vendait pas des chars. On vendait des BMW. On ne construisait pas des alliances militaires. On construisait des gazoducs vers la Russie. Le 24 février 2022 a dynamité ce paradigme. L’invasion russe de l’Ukraine a provoqué ce que le chancelier Olaf Scholz a appelé la Zeitenwende — le tournant historique. Ce tournant n’était pas que rhétorique. Il s’est traduit en milliards d’euros, en lignes de production qui tournent jour et nuit, en carnets de commandes qui débordent.

Quand un pays change de posture stratégique, ça ne se mesure pas aux discours de ses dirigeants. Ça se mesure aux chaînes de montage qui tournent à trois équipes, aux usines qui poussent en quinze mois, aux dividendes des actionnaires de Rheinmetall qui explosent.

Les destinataires de la puissance industrielle allemande

Les principaux clients de l’industrie de défense allemande racontent une histoire géopolitique à eux seuls. L’Ukraine d’abord, évidemment. L’Égypte ensuite. Israël aussi. Et puis tout un continent européen qui réarme à marche forcée. Berlin a approuvé un record de 12,8 milliards d’euros d’exportations d’armes pour la seule année 2024, avec l’Ukraine comme principal destinataire. Les systèmes livrés ne sont pas des gadgets. Des chars Leopard 2A6. Des véhicules blindés Boxer. Des systèmes de défense aérienne IRIS-T SLM. Des sous-marins. Des navires de surface. L’Allemagne ne vend plus des casques. Elle vend de quoi mener une guerre de haute intensité.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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