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ANALYSE : L’Ukraine brise l’offensive russe vers Zaporizhzhia — 300 soldats russes hors de combat en 90 jours
Crédit: Adobe Stock

Janvier 2026 : Stepnohirsk tombe, l’alarme sonne

Pour comprendre ce qui vient de se passer, il faut remonter à janvier 2026. Les forces russes capturent Stepnohirsk, un village situé à 30 kilomètres au sud-est de Zaporizhzhia. Petit village. Mais position stratégique cruciale : le point le plus élevé du secteur, idéal pour y installer de l’artillerie à longue portée.

À partir de Stepnohirsk, l’artillerie russe pouvait frapper les faubourgs sud et sud-est de Zaporizhzhia. La ville compte encore des dizaines de milliers de civils — ceux qui ont fui d’autres zones de combat et qui ont trouvé là un refuge relatif. Une pluie d’obus sur ces quartiers, et c’est l’exode de masse. C’est Kyiv obligée de détourner des ressources militaires pour défendre la ville, au détriment d’autres fronts.

Le plan russe était lisible. Prévisible, même. Et pourtant redoutable : prendre Stepnohirsk, installer l’artillerie, terroriser la population civile, forcer le redéploiement ukrainien, puis avancer. Kilomètre après kilomètre. Comme à Avdiivka. Comme à Bakhmout. La même mécanique de l’étau.

En novembre 2025, 40% des gains territoriaux russes en Ukraine avaient eu lieu dans le secteur de Houliaïpole, à 70 kilomètres à l’est de Zaporizhzhia. Quand une armée concentre 40% de ses efforts dans un seul secteur, ce n’est pas un hasard. C’est un signal. Et ce signal disait : Zaporizhzhia.

La centrale nucléaire : l’enjeu invisible au-dessus de tout

Il y a un fait que les analyses militaires mentionnent trop rarement, parce qu’il est trop lourd à porter : la centrale nucléaire de Zaporizhzhia, la plus grande d’Europe, est déjà sous contrôle russe depuis septembre 2022. Six réacteurs. Une épée de Damoclès atomique suspendue au-dessus du continent.

Si les Russes prenaient également la ville de Zaporizhzhia, ils encercleraient la centrale par les deux rives du Dniepr. La centrale serait irrécupérable pour des années. Les négociations sur son statut — déjà complexes — deviendraient impossibles. Et la menace d’un accident nucléaire, volontaire ou non, deviendrait un levier de chantage permanent contre l’Ukraine et l’Europe entière.

Ce n’est pas que la ville qui était en jeu. C’était la géopolitique du nucléaire civil en Europe.

On a beaucoup parlé de la centrale de Zaporizhzhia en 2022 et 2023. Puis le sujet a disparu des radars médiatiques, comme s’il était réglé. Il ne l’est pas. Il ne le sera jamais tant que la guerre dure et que des soldats russes patrouillent dans les couloirs de ces réacteurs. Ce que l’unité Tymur vient de faire, c’est de protéger aussi ça — même si personne ne le dit clairement.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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