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ANALYSE : Quand Trump rêve de changer le régime iranien — et que la réalité résiste
Crédit: Adobe Stock

Vingt-cinq pour cent d’approbation. Pas une victoire, un verdict.

En 2003, quand George W. Bush a lancé l’invasion de l’Irak, 55 % des Américains approuvaient l’opération militaire. Une majorité. Un mandat, au moins au départ. Aujourd’hui, pour l’Opération Epic Fury contre l’Iran, ce chiffre est tombé à 25 %. Un Américain sur quatre. Trois sur quatre s’opposent à cette guerre, ou du moins ne la soutiennent pas. C’est le niveau d’approbation le plus bas pour une opération militaire américaine majeure depuis la guerre du Vietnam.

Bolton le dit noir sur blanc : l’administration avait besoin de «des mois d’efforts concertés» pour préparer l’opinion publique — expliquer le programme nucléaire iranien, les missiles balistiques, le financement du terrorisme. On n’a pas fait ça. On a frappé d’abord. On explique après, dans les décombres, à des gens qui n’ont jamais entendu parler de Fordow ou de Natanz, qui ne savent pas ce qu’est un missile Shahab-3, qui regardent les images de Téhéran en feu et se demandent pourquoi leur président les a mis dans une autre guerre au Moyen-Orient.

Et pourtant, l’administration s’étonne du manque de soutien. Comme si la légitimité se décrétait, comme si la confiance se commandait avec un tweet présidentiel à trois heures du matin. Marco Rubio, Pete Hegseth, Donald Trump lui-même ont offert des justifications changeantes, contradictoires — tantôt c’était pour détruire le nucléaire, tantôt pour renverser le régime, tantôt pour protéger Israël, tantôt pour la «liberté» des Iraniens. Quand on ne sait pas pourquoi on est en guerre, comment demander aux autres de vous suivre?

Une guerre sans récit, c’est une guerre sans avenir. Et un président qui change de justification chaque semaine n’est pas un stratège — c’est quelqu’un qui improvise dans le chaos qu’il a lui-même créé.

Le Congrès, les alliés, le silence des amis

Bolton identifie une deuxième erreur monumentale : l’administration n’a pas consolidé le soutien républicain au Congrès avant de frapper. Elle n’a pas averti les alliés clés — la Grande-Bretagne, l’Allemagne, les membres de l’OTAN. Mark Rutte, secrétaire général de l’OTAN, a appris les frappes comme tout le monde — par les nouvelles. Friedrich Merz, chancelier allemand, a été informé après coup. Des alliés fondamentaux, des partenaires stratégiques, traités comme des spectateurs. La plus grande alliance militaire de l’histoire, ignorée au moment où elle aurait pu être mobilisée.

Ce n’est pas de la maladresse diplomatique. C’est du mépris systémique pour les institutions qui font que l’Amérique n’est pas seule dans le monde. Et l’isolement américain qui en résulte n’est pas une position de force — c’est une vulnérabilité.

Quand on entre en guerre seul, on sort de la guerre seul. Et dans le Moyen-Orient de 2026, être seul n’est pas une stratégie — c’est une invitation au désastre.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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