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ANALYSE : Quand Zelensky attaque Orbán, c’est Budapest qui encaisse et Moscou qui applaudit
Crédit: Adobe Stock

Druzhba, le pipeline qui empoisonne tout

Pour comprendre cette crise, il faut remonter au 27 janvier 2026. Ce jour-là, l’oléoduc Druzhba — littéralement « Amitié » en russe, un vestige de l’ère soviétique qui traverse l’Ukraine pour acheminer du pétrole russe vers la Hongrie et la Slovaquie — cesse de fonctionner. Selon Kiev, une frappe russe par drone a endommagé l’infrastructure. Selon Budapest, le pipeline est intact et l’Ukraine refuse délibérément de laisser passer le pétrole. Deux versions. Deux vérités. Et entre les deux, 90 milliards d’euros bloqués dans les limbes bureaucratiques de Bruxelles. La Hongrie et la Slovaquie maintiennent que le pipeline reste pleinement opérationnel, accusant l’Ukraine d’avoir délibérément interrompu les approvisionnements. Kiev a demandé une inspection conjointe avec l’Union européenne, que Budapest a refusée à plusieurs reprises.

L’ironie est presque insupportable. Un pipeline construit pour symboliser l’amitié entre les peuples soviétiques est devenu l’arme d’un chantage réciproque. La Russie frappe, la Hongrie accuse l’Ukraine, l’Ukraine refuse de réparer, et pendant ce temps, des millions de civils ukrainiens survivent dans un pays dont l’infrastructure énergétique a été systématiquement détruite par Moscou.

La position de Zelensky sur les réparations

Zelensky a été clair sur sa position concernant le pipeline Druzhba. « L’Ukraine peut réparer l’oléoduc en un mois ou un mois et demi », a-t-il déclaré, avant d’ajouter qu’il ne voyait « aucune raison technique ou sécuritaire de le faire ». Sa logique est brutale mais cohérente : pourquoi réparer une infrastructure qui achemine du pétrole russe — et donc des revenus pour Moscou — pendant que la Russie bombarde les villes ukrainiennes ? Il a ajouté, avec une franchise rare : « Je serai franc : ma position, partagée avec les dirigeants européens, est que je ne réparerais pas le pipeline. » Les réparations ne se feraient que pendant un cessez-le-feu. Et pourtant, cette position, aussi compréhensible soit-elle, offre à Orbán exactement le prétexte dont il avait besoin pour bloquer l’aide européenne.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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