Skip to content
CHRONIQUE : Dans les tranchées de Pokrovsk, le monde tourne le dos à ses soldats
Crédit: Adobe Stock

Shakhove, l’heure de la première vague

Le secteur de Pokrovsk a été le plus actif avec 22 assauts enregistrés en 24 heures. Autour de Shakhove, la première vague d’infanterie russe est arrivée à l’aube. Ce sont souvent des groupes de reconnaissance — trois à cinq hommes envoyés en éclaireurs, presque en sacrifiés, pour identifier les positions de tir ukrainiennes. La doctrine russe n’a pas changé depuis Stalingrad : envoyer les premiers pour mourir, observer où tombent les tirs de riposte, puis ajuster l’artillerie sur ces positions. Les défenseurs ukrainiens le savent. Ils choisissent leurs tirs. Ils attendent. Chaque balle compte quand les munitions arrivent au compte-gouttes.

Puis vient la vague principale. Des véhicules blindés qui avancent sous un rideau de fumée d’artillerie. L’infanterie russe descend des blindés à plusieurs centaines de mètres des positions ukrainiennes et progresse à pied, courbée, dispersée, dans les champs labourés par les obus. Les drones FPV ukrainiens plongent sur les blindés. Les mines antichar ralentissent la progression. Les mitrailleuses crachent depuis les tranchées. Et la terre de Shakhove boit un peu plus de sang. Comme chaque jour. Depuis des mois.

Vingt-deux assauts. Ce mot « assaut » est trop propre. Trop militaire. Trop abstrait. Un assaut, c’est des hommes qui courent vers d’autres hommes qui tirent. C’est le bruit des balles qui claquent autour de votre tête. C’est l’odeur de la poudre et de la terre humide mélangées. C’est la vue d’un camarade qui tombe et qu’on ne peut pas aller chercher parce que les tirs sont trop nourris. Vingt-deux fois dans une seule journée.

Myrnohrad et Rodynske, la pression sans fin

Plus au sud, les localités de Myrnohrad et Rodynske ont également été visées. Myrnohrad — dont le nom signifie ironiquement « ville de paix » — est devenue un champ de bataille. Les bâtiments industriels qui bordent la ville servent de positions fortifiées. Les caves sont des postes de commandement. Les ruines sont des postes de tir. Chaque structure est un piège potentiel, une embuscade possible, un endroit où la mort peut surgir de n’importe quelle fenêtre brisée. Les combattants ukrainiens de Myrnohrad ont appris à se déplacer comme des fantômes. À ne jamais emprunter le même chemin deux fois. À toujours avoir une sortie de secours. Parce que les drones russes voient tout, et que la mort arrive du ciel en moins de trente secondes.

Sources

Sources primaires

UkrinformWar update: 130 combat clashes over past day, Pokrovsk, Huliaipole sectors most active, 9 mars 2026

État-major général des Forces armées ukrainiennesRapport opérationnel quotidien, 9 mars 2026

Commandement des Forces de défense du SudRapport de situation secteur sud, 9 mars 2026

Sources secondaires

Institute for the Study of War (ISW)Russian Offensive Campaign Assessment, 9 mars 2026

DeepStateCarte interactive du front ukrainien, mise à jour quotidienne

ReutersUkraine war coverage, mars 2026

The GuardianUkraine conflict updates, mars 2026

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

facebook icon twitter icon linkedin icon
Copié!
Plus de contenu