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CHRONIQUE : Des enfants comme soldats — la Russie enrôle des mineurs pour terroriser l’Ukraine
Crédit: Adobe Stock

De 11 à 103 enfants en un an — l’explosion silencieuse

En 2024, 11 enfants avaient été détenus en Ukraine en lien avec des actes commis au bénéfice des services russes. C’était déjà une catastrophe. En mai 2025, ce chiffre atteignait 103 mineurs détenusune multiplication par dix en moins d’un an. Parmi eux: 91 garçons et 12 filles. 42 mineurs condamnés. Sept d’entre eux ont reçu des peines d’emprisonnement allant de 6 mois à 10 ans.

Des enfants. En prison. Pour avoir obéi à des adultes qui se faisaient passer pour des recruteurs bienveillants sur une application de messagerie.

Le vice-chef de la Police nationale d’Ukraine, Andrii Niebytov, l’a confirmé lors d’une intervention télévisée: « Depuis 2024, nous avons reçu plus de 130 signalements d’enfants et de leurs parents indiquant que les services de renseignement russes ont tenté de les recruter » pour commettre des actes terroristes et des sabotages.

Et pourtant, ce chiffre de 130 ne représente que les signalements officiels. La SBU — le Service de sécurité de l’Ukraine — a reçu plus de 10 000 messages signalant des tentatives de recrutement déjouées. Dix mille. Ce n’est plus une opération de renseignement. C’est une campagne industrielle contre l’enfance ukrainienne.

Derrière chaque chiffre, un visage. Derrière chaque condamnation, une mère qui regardait son enfant partir en classe le matin sans savoir qu’il était devenu, sans le comprendre vraiment, un outil de guerre entre les mains d’une puissance étrangère.

En 2025 : 61 actes terroristes, 57 arrestations, 27 crimes prévenus

Les résultats de 2025 sont accablants. La Police nationale d’Ukraine a enregistré 61 cas d’actes terroristes et de sabotage impliquant des mineurs. 57 affaires ont été résolues avec des arrestations et des mises en accusation. 27 crimes planifiés ont été prévenus au stade de la préparation — grâce à des unités spécialisées de police juvénile et à des agents affectés dans les établissements scolaires.

Ces 27 crimes prévenus: ce sont 27 bombes qui n’ont pas explosé. 27 incendies qui n’ont pas dévasté. 27 vies — peut-être celles des enfants eux-mêmes — qui n’ont pas été brisées définitivement. Mais pour combien de cas réussis? Pour combien d’adolescents qui ont accompli leur mission et sont rentrés chez eux, hantés par ce qu’ils venaient de faire, sans savoir vers qui se tourner?

Dans la seule région de Kirovohrad, le SBU a démantelé un réseau où un mineur recrutait lui-même d’autres résidents pour des opérations terroristes et des sabotages. Un enfant transformé en chef de réseau. Un enfant utilisé pour en corrompre d’autres. La perversité du système russe atteint ici son sommet.

On a prévenu 27 crimes. On a arrêté 57 fois. On a enregistré 61 cas. Et la machine continue de tourner. Parce que derrière chaque enfant arrêté, il y a un opérateur du FSB dans un bureau de Moscou qui ouvre un nouveau canal Telegram et commence à chercher la prochaine cible.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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