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CHRONIQUE : Kharkiv, Soumy, Tchernihiv — trois régions dans le noir et le silence complice du monde
Crédit: Adobe Stock

27 gigawatts perdus — la moitié d’un pays effacée du réseau

Depuis le début de l’invasion à grande échelle en février 2022, l’Ukraine a perdu environ 27 gigawatts de sa capacité installée de 56,1 GW d’avant-guerre. La capacité totale de génération est passée de plus de 37 GW avant la guerre à moins de 14 GW fin 2024. Les 15 centrales thermiques d’Ukraine ont toutes été endommagées ou détruites. Leur part dans le mix énergétique s’est effondrée de 23,5 pour cent à environ 5 pour cent. En 2024 seul, le pays a perdu 9 GW de capacité entre mars et mai. La Banque mondiale estime les dommages aux infrastructures énergétiques à plus de 20 milliards de dollars, avec des revenus perdus dépassant 72 milliards. Et pourtant, personne en Europe ne traite cette destruction comme ce qu’elle est : un crime de guerre systématique contre l’infrastructure civile d’un pays souverain.

217 attaques depuis janvier 2026 — trois par jour

Depuis le début de l’année 2026, 217 attaques contre l’infrastructure énergétique ukrainienne ont été documentées. Deux cent dix-sept. En deux mois. Plus de trois attaques par jour. Chaque jour, la Russie frappe au moins trois installations énergétiques. Chaque jour, des transformateurs explosent, des lignes de transmission tombent, des sous-stations prennent feu. En octobre 2025, la Russie a lancé la plus grande attaque contre les infrastructures gazières depuis le début de la guerre — mettant hors service près de 60 pour cent de la production de gaz ukrainienne en un seul coup. Dans un pays où le gaz chauffe les maisons, les hôpitaux, les écoles. La Russie savait exactement ce qu’elle faisait : elle frappait au moment où le froid arrivait, pour maximiser la souffrance.

Vingt-sept gigawatts perdus. Deux cent dix-sept attaques en deux mois. Quinze centrales thermiques détruites. Ce ne sont pas des statistiques — c’est la radiographie d’une destruction méthodique. Chaque chiffre est une décision prise dans un bureau du Kremlin. Chaque gigawatt perdu est un quartier dans le noir. Chaque attaque est un message : votre existence dépend de notre bon vouloir. Et la communauté internationale regarde les chiffres défiler comme on regarde un tableau de bord — avec un détachement clinique qui confine à la complicité.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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