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CHRONIQUE : L’essence à 2,94 $ le gallon — la guerre contre l’Iran arrive à la pompe, et les Américains paient l’addition
Crédit: Adobe Stock

Un engagement électoral gravé dans le béton

Rembobinons. Printemps 2025. Donald Trump, sur sa lancée post-électorale, promet un prix de l’essence en dessous de 2 $ le gallon. L’annonce fait le tour des médias conservateurs. Elle est répétée comme un mantra lors des rassemblements. « Drill, baby, drill. » « Energy dominance. » Le discours est rodé, les slogans sont accrocheurs, et les partisans applaudissent.

Les analystes de GasBuddy ont répondu à cette promesse avec une franchise inhabituelle dans le monde feutré des prévisions économiques : c’est irréaliste. Le marché pétrolier mondial ne fonctionne pas selon les désirs d’un président américain. Il répond à l’offre et à la demande globale, aux tensions géopolitiques, aux décisions de l’OPEP, aux aléas climatiques, aux coûts de raffinage — et maintenant, aux frappes militaires américaines contre l’Iran.

Nous sommes en mars 2026. L’essence coûte 2,94 $ le gallon. Et ça monte depuis quatre semaines d’affilée. La promesse n’a pas seulement été manquée. Elle a été enterrée sous les décombres de la réalité géopolitique que l’administration elle-même a contribué à créer.

Il y a une ironie cruelle dans le fait que la guerre censée « sécuriser l’énergie » soit précisément celle qui la rend plus chère. Les Américains le vivent chaque matin, avant même leur premier café.

La mécanique d’une promesse impossible

Pour comprendre pourquoi la promesse des 2 $ était un mensonge confortable, il faut regarder comment fonctionne réellement l’industrie pétrolière américaine. Les raffineries américaines sont conçues pour traiter du pétrole lourd importé — du Venezuela, du Canada, du Moyen-Orient. Le pétrole léger extrait aux États-Unis par le fracking est souvent exporté parce que les infrastructures locales ne sont pas adaptées pour le raffiner de manière rentable.

Ce n’est pas un détail technique obscur. C’est la raison structurelle pour laquelle « forager davantage » ne se traduit pas automatiquement par de l’essence moins chère à la pompe. Le pétrole brut américain peut être abondant, et pourtant les prix à la pompe rester élevés. L’industrie ne fonctionne pas comme un robinet que l’on tourne.

Et maintenant, ajoutez à cette réalité structurelle une guerre dans la zone la plus sensible du globe pétrolier. Ajoutez des marchés nerveux. Ajoutez une prime de risque sur chaque baril. Ajoutez des routes maritimes incertaines. Le résultat, c’est 2,94 $ le gallon — et la tendance est à la hausse.

Quand on comprend la mécanique, la promesse des 2 $ n’était pas de l’optimisme. C’était de l’ignorance volontaire, ou pire, du cynisme calculé.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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