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CHRONIQUE : Macron appelle Netanyahu, le G7 parle pétrole et le Liban compte ses morts — anatomie d’une impuissance orchestrée
Crédit: Adobe Stock

Les chiffres derrière les communiqués

Plus de 83 000 personnes ont été déplacées au Liban depuis l’escalade des frappes israéliennes et les tirs de roquettes du Hezbollah vers Israël. Ce chiffre grimpe chaque jour. Dans un pays de 5,5 millions d’habitants qui hébergeait déjà 1,5 million de réfugiés syriens, qui traversait la pire crise économique de son histoire moderne depuis 2019, dont la monnaie a perdu 98 % de sa valeur, et dont l’État est incapable de fournir l’électricité, l’eau courante ou les services de base à sa propre population. 397 morts. 83 enfants. En une semaine de guerre.

Le Hezbollah — le parasite qui tue l’hôte

Ajoutez des dizaines de milliers de déplacés à cette situation et vous obtenez un désastre humanitaire que les mots ne suffisent pas à décrire. Youssef, 9 ans, dort sur le sol d’une école transformée en refuge à Sidon. Sa mère serre contre elle un sac en plastique — tout ce qu’elle a pu prendre en fuyant. Des hôpitaux reçoivent des blessés qu’ils ne peuvent pas opérer parce qu’il n’y a plus d’anesthésiants. Des médicaments arrivent au compte-gouttes parce que les routes sont bombardées. Le Hezbollah, milice chiite financée et armée par l’Iran, est à la fois acteur et otage du conflit. C’est le Hezbollah qui a lancé des roquettes sur Israël en solidarité avec l’Iran après le début d’Operation Epic Fury. C’est le Hezbollah qui a tiré le drone qui a frappé la base britannique d’Akrotiri à Chypre. Et c’est à cause du Hezbollah qu’Israël bombarde le Liban. Mais le Hezbollah n’est pas le Liban. Le Hezbollah est un État dans l’État — une milice qui possède plus d’armes que l’armée libanaise, qui contrôle le sud du pays, et qui prend des décisions de guerre sans consulter le gouvernement de Beyrouth. Les victimes sont les civils libanais — chiites, sunnites, chrétiens, druzes — qui n’ont pas choisi cette guerre, qui n’ont pas voté pour le Hezbollah, et qui paient le prix des décisions prises à Téhéran. Ceux qui décident ne sont jamais ceux qui meurent.

397 morts. 83 enfants. Dans un pays déjà en faillite, déjà submergé de réfugiés, déjà incapable de nourrir ses propres citoyens. Le Hezbollah a décidé d’entrer en guerre. Le Liban n’a pas décidé. Mais c’est le Liban qui brûle. C’est Beyrouth qui tremble. Ce sont les enfants libanais qui fuient. Le Hezbollah se bat depuis des bunkers souterrains. Les civils fuient à ciel ouvert.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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