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CHRONIQUE : On n’a pas mangé depuis trois semaines et la Russie envoie encore des hommes mourir le ventre vide
Crédit: Adobe Stock

Le système qui broie

Ce n’est pas la première fois. Les témoignages de soldats russes affamés remontent aux premiers mois de l’invasion, en février 2022, quand les colonnes blindées qui fonçaient vers Kyiv tombaient en panne d’essence et que leurs occupants pillaient les supermarchés des villages ukrainiens. Mais ce qui se passe en mars 2026 est d’une nature différente. Ce n’est plus un problème logistique ponctuel. C’est un système.

Les forces ukrainiennes interceptent régulièrement des communications où des soldats russes supplient leur commandement pour des rations, des munitions, de l’eau potable. La réponse est presque toujours la même : silence. Ou pire : « Tenez vos positions. » Tenir quoi? Un fusil qu’on n’a plus la force de lever? Une tranchée qu’on ne peut plus défendre parce que les jambes ne portent plus? La Russie ne fait pas la guerre à l’Ukraine. Elle fait la guerre à ses propres soldats.

Il y a quelque chose de médiéval dans cette image. Un empire qui envoie des centaines de milliers d’hommes mourir dans des champs boueux, sans nourriture, sans équipement, sans espoir de retour. On pensait que le vingt et unième siècle avait au moins éliminé ça. Et pourtant. La famine comme arme de guerre — mais retournée contre ses propres troupes.

Le pipeline de la chair

Le mécanisme est connu. La Russie recrute en masse — dans les prisons, dans les villages reculés de Sibérie, dans les républiques du Caucase, chez les minorités ethniques qui n’ont pas voix au chapitre. On leur promet 200 000 roubles par mois — environ 2 000 dollars — et l’absolution de leurs crimes. Puis on les jette au front sans formation, sans équipement adéquat, et souvent sans nourriture suffisante pour tenir plus d’une semaine.

Quand les rations arrivent — quand elles arrivent — c’est souvent de la nourriture périmée depuis des mois. Les soldats russes eux-mêmes documentent sur Telegram la pourriture qu’on leur envoie : des conserves datant de 2018, du pain moisi, de l’eau contaminée. Le ministère de la Défense russe dépense des milliards de roubles en rations de combat. Où va l’argent? Dans les poches des généraux. Dans les datchas de la banlieue de Moscou. Dans les comptes offshore de ceux qui volent leurs propres soldats aussi sûrement que les obus ukrainiens les tuent.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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