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CHRONIQUE : Quand onze pays frappent à la porte de Kiev pour apprendre à survivre aux drones iraniens
Crédit: Adobe Stock

L’arme du pauvre qui humilie les riches

Le Shahed-136, rebaptisé Geran-2 par la propagande russe, est un engin d’une simplicité déconcertante. Un moteur de mobylette. Des ailes en delta. Un GPS basique. Une charge explosive de quarante kilogrammes. Coût unitaire estimé : entre 20 000 et 50 000 dollars. En face, un missile intercepteur coûte entre 500 000 et trois millions de dollars. Le calcul est dévastateur. Pour chaque Shahed abattu, le défenseur dépense dix à soixante fois le prix de l’attaquant. C’est de la guerre asymétrique dans sa forme la plus brutale.

Et pourtant, ce n’est pas le coût qui fait la vraie terreur du Shahed. C’est sa doctrine d’emploi. Les Russes ne lancent pas un drone. Ils en lancent vingt, cinquante, parfois cent dans la même nuit. Ils les combinent avec des missiles de croisière et des missiles balistiques. Le drone lent attire le radar et le tir. Le missile rapide frappe pendant que la défense est occupée. C’est une stratégie de saturation qui a fait ses preuves dans le sang ukrainien.

Quand un engin qui coûte le prix d’une voiture d’occasion peut détruire un transformateur électrique qui alimente un million de personnes, toutes les équations de la défense s’effondrent. Et les généraux du monde entier le savent. Ils le savent parce qu’ils regardent l’Ukraine chaque nuit et qu’ils se demandent : et si c’était nous demain.

La prolifération qui inquiète le monde

Le problème ne s’arrête pas à la Russie. L’Iran exporte sa technologie de drones avec une agressivité commerciale qui rivalise avec les meilleurs vendeurs d’armes occidentaux. Les Houthis au Yémen utilisent des variantes du Shahed pour frapper l’Arabie saoudite et perturber le trafic maritime en mer Rouge. Le Hezbollah en dispose. Des groupes armés en Irak en possèdent. La technologie iranienne se retrouve dans des zones de conflit sur trois continents. Et chaque transfert rend le monde un peu moins sûr.

La guerre en Iran déclenchée en 2026 a encore accéléré cette dynamique de déstabilisation. Les installations de production de drones iraniennes sont devenues des cibles prioritaires, mais la technologie est déjà disséminée. On ne peut pas remettre le génie dans la bouteille. Les plans de fabrication circulent. Les composants sont disponibles sur le marché civil. Et les pays qui se sentent menacés n’ont plus le luxe d’attendre.

Sources

Sources primaires

ArmyInformUkraine has received 11 requests from other countries for support in countering Shahed drones — President

Sources secondaires

ReutersUkraine war coverage and analysis

Royal United Services Institute (RUSI)Silicon Lifeline: Western Electronics at the Heart of Russia’s War Machine

International Institute for Strategic Studies (IISS)The Military Balance 2023 — Global defence analysis

Center for Strategic and International Studies (CSIS)Air and Missile War in Ukraine

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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