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CHRONIQUE : Un drone Lancet frappe un train bondé de 200 passagers — la Russie fait des rails ukrainiens une zone de guerre totale
Crédit: Adobe Stock

Mars 2026, un mois de feu sur les chemins de fer

Ce n’était pas une frappe isolée. Depuis le début mars 2026, la Russie a lancé 18 frappes sur l’infrastructure ferroviaire ukrainienne — soit une moyenne de six frappes par jour. Six par jour. Pendant que les diplomates négocient des cessez-le-feu hypothétiques, pendant que les communiqués parlent de désescalade, six trains ou gares ou dépôts sont touchés chaque jour en Ukraine.

Dans la seule nuit du 7 au 8 mars — la nuit du train Kyiv-Soumy — Ukrzaliznytsia, l’opérateur ferroviaire national ukrainien, a signalé des dommages dans les régions de Rivne, Jytomyr et Vinnytsia. En une nuit. Quatre oblasts touchés. La carte ferroviaire de l’Ukraine saigne par dizaines d’endroits simultanément.

Les cibles : dépôts de locomotives, aiguillages, ponts ferroviaires, wagons de réparation. Et maintenant, de plus en plus explicitement : les trains en mouvement, avec des passagers à bord. Ukrzaliznytsia l’a dit publiquement : le matériel roulant est devenu une cible prioritaire russe.

Six frappes par jour. Mettons cela à l’échelle d’un pays qu’on prétend vouloir protéger : six frappes par jour sur les chemins de fer de France, cela voudrait dire que Paris-Lyon, Paris-Bordeaux, Paris-Strasbourg sont des zones de danger. Chaque matin. Imaginez. Maintenant, arrêtez d’imaginer et regardez ce qui se passe vraiment.

La stratégie BAI : paralyser pour détruire

Cette escalade n’est pas le fruit du hasard ou de la colère. Elle répond à une doctrine militaire précise : le BAI — Battlefield Air Interdiction. L’interdiction aérienne du champ de bataille. La Russie cherche à paralyser la logistique ukrainienne : couper les lignes d’approvisionnement vers le front, empêcher la rotation des troupes, bloquer l’acheminement du matériel militaire occidental.

Les analystes de l’Institute for the Study of War le documentent depuis juillet 2025 : la Russie a intensifié méthodiquement ses frappes ferroviaires pour dégrader l’efficacité de la défense ukrainienne sur la ligne de front. Les rails sont les artères. Couper les artères, c’est faire mourir le corps lentement.

Et pourtant. Dans cette stratégie militaire froide et calculée, quelque chose d’autre se passe. Parce que les trains ukrainiens ne transportent pas que des soldats. Ils transportent des civils qui fuient. Des blessés qui rentrent chez eux. Des mères qui vont voir leurs fils en permission. Les rails sont la colonne vertébrale d’un pays en guerre qui essaie encore de fonctionner, de vivre, de tenir. Et c’est précisément pour ça que la Russie les frappe.

Une stratégie militaire qui s’attaque aux trains de civils n’est plus seulement une stratégie militaire. C’est une stratégie de terreur. La distinction a un nom en droit international. Elle s’appelle crime de guerre.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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