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CHRONIQUE : Un mort, douze blessés — la routine de l’horreur ordinaire en Ukraine le 9 mars 2026
Crédit: Adobe Stock

Le missile balistique du 7 mars — les sauveteurs ont fini leur travail

Les opérations de sauvetage sur les ruines de l’immeuble de cinq étages frappé par un missile balistique russe le 7 mars à Kharkiv se sont achevées le 9 mars. Bilan final : dix morts. Dont deux enfants. Le maire de Kharkiv, Ihor Terekhov, a confirmé que parmi les victimes se trouvaient une enseignante et son fils de neuf ans, ainsi qu’une adolescente de treize ans et sa mère. L’entrée entière de l’immeuble s’est effondrée — du premier au cinquième étage — piégeant les résidents sous les décombres.

Le Bureau du procureur régional de Kharkiv a confirmé que la Russie a utilisé un missile Izdeliye-30 dans cette frappe et a ouvert une enquête pour crimes de guerre. Kharkiv, la deuxième ville d’Ukraine, vit sous les bombardements balistiques depuis le début de la guerre. La Russie utilise les missiles Iskander-M, les S-300 reconvertis en missiles d’attaque au sol, et désormais l’Izdeliye-30 pour frapper une ville qui se trouve à seulement 30 kilomètres de la frontière russe.

Une enseignante et son fils de neuf ans. Une adolescente de treize ans et sa mère. Ce ne sont pas des statistiques. Ce sont des visages. Des gens qui avaient des plans pour le lendemain. L’enseignante préparait peut-être ses cours. Le garçon rêvait peut-être d’un match de football. L’adolescente échangeait peut-être des messages avec ses amies. Et un missile balistique a traversé cinq étages de béton pour les écraser dans leur sommeil. Le Kremlin appelle ça une « opération militaire spéciale ». Le procureur appelle ça un crime de guerre. Le monde devrait appeler ça ce que c’est.

30 kilomètres — la proximité qui tue

La géographie est le bourreau de Kharkiv. Trente kilomètres séparent la ville de la frontière russe. C’est la distance entre Paris et Versailles. Entre Montréal et Laval. C’est un trajet de vingt minutes en voiture. Et pour un missile balistique, c’est quelques dizaines de secondes. L’alerte aérienne sonne. Les gens n’ont pas le temps de descendre aux abris. Le missile arrive. L’immeuble s’effondre. Dix morts.

La Russie exploite cette proximité avec une cruauté méthodique. Les systèmes S-300 — des missiles anti-aériens reconvertis en armes de frappe au sol — correspondent parfaitement à cette distance. Moins chers que les Iskander. Moins précis aussi. Ce qui signifie qu’ils tuent plus aléatoirement. Plus d’immeubles résidentiels. Plus de civils. Plus d’enfants. La Russie ne peut pas viser précisément. Alors elle vise largement. Et c’est Kharkiv qui encaisse.

Trente kilomètres. C’est la distance qui sépare 1,4 million de personnes d’un arsenal de missiles balistiques. Trente kilomètres d’air, de terre, et de rien qui protège. Contre un S-300 tiré à cette distance, le temps de réaction est quasi nul. Le missile est déjà en phase terminale quand les radars le détectent. Et quand il touche un immeuble de cinq étages à 3 heures du matin, il n’y a pas de défense qui tienne. Il y a des décombres. Et des corps.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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