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COMMENTAIRE : La doctrine Trump — quand la force brute remplace la diplomatie et que le monde entier paie la facture
Crédit: Adobe Stock

L’histoire comme miroir

La doctrine Monroe de 1823 disait aux Européens : ne touchez pas aux Amériques. La doctrine Truman de 1947 disait aux Soviétiques : nous contiendrons votre expansion. La doctrine Powell des années 1990 disait aux adversaires de l’Amérique : si on intervient, on intervient avec une force écrasante et un objectif clair.

La doctrine Trump dit autre chose. Elle dit : nous frapperons qui nous voulons, quand nous voulons, comme nous voulons, et nous ne resterons pas pour nettoyer. Ce n’est pas une évolution des doctrines précédentes. C’est une rupture. Et cette rupture a des conséquences que même ses architectes ne mesurent pas.


Chaque doctrine américaine reflète l’Amérique de son époque. Monroe reflétait une jeune république. Truman, une superpuissance naissante. Powell, une hyperpuissance post-guerre froide. Et Trump? Trump reflète une Amérique fatiguée du monde mais incapable de s’en retirer. Une Amérique qui veut les bénéfices de l’empire sans ses responsabilités. Frapper et partir. La version géopolitique du hit-and-run.

La mort de Powell : quand les objectifs clairs disparaissent

La doctrine Powell reposait sur des principes précis : force écrasante, objectifs clairs, stratégie de sortie définie, soutien populaire. Colin Powell l’avait formulée après le Vietnam, pour que l’Amérique ne s’enlise plus jamais dans une guerre sans fin.

L’Irak de 2003 a violé chaque principe de la doctrine Powell — et Powell lui-même, alors secrétaire d’État, a été utilisé pour vendre une guerre qu’il savait mal conçue. La fiole devant le Conseil de sécurité de l’ONU. Le moment le plus humiliant de sa carrière.

La doctrine Trump ne viole pas la doctrine Powell. Elle la remplace. Plus besoin d’objectifs clairs quand l’objectif change chaque semaine. Plus besoin de stratégie de sortie quand on prétend qu’on ne restera pas. Plus besoin de soutien populaire quand on n’informe pas le Congrès.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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