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OPINION : Le deal avec le diable, quand Trump vend l’Ukraine au téléphone
Crédit: Adobe Stock

Chaque appel est une victoire pour le Kremlin

Comprenons une chose fondamentale : Poutine ne négocie pas. Il accumule. Chaque appel téléphonique avec un dirigeant occidental est une victoire. Pas parce qu’il obtient des concessions concrètes. Mais parce que l’appel lui-même est la concession. L’appel dit au monde que la Russie n’est pas un État paria. Que Poutine est un interlocuteur légitime. Que trois ans de guerre, de crimes de guerre, de bombardements de civils, de déportation d’enfants n’ont pas suffi à le rendre infréquentable.

Ouchakov rapporte que Poutine a déclaré que ses troupes « progressaient avec beaucoup de succès » en Ukraine. Trump n’a pas contesté. Imaginez la scène. Le président des États-Unis écoute le président de la Russie vanter sa guerre d’agression, et ne dit rien. Ce silence est un acquiescement. Et cet acquiescement est plus dévastateur pour l’Ukraine que mille bombes planantes.

Quand l’homme le plus puissant du monde écoute l’homme le plus dangereux du monde se vanter de ses conquêtes militaires et ne répond pas, le message est clair. L’Ukraine est seule. Et elle le sait.

L’art de la légitimation involontaire

Le Kremlin a qualifié l’échange de « franc et constructif ». Ce vocabulaire diplomatique signifie : chacun a dit ce qu’il voulait sans faire de vagues. Pour Poutine, c’est un triomphe. Le langage diplomatique implique l’égalité entre les parties. « Frank and constructive » entre deux partenaires. Pas entre un agresseur et le leader du monde libre. Le simple choix des mots réécrit l’histoire en temps réel.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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