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OPINION : Le rêve américain de changement de régime en Iran vient de mourir — et Washington le savait avant même de bombarder
Crédit: Adobe Stock

L’Irak, la Libye, l’Afghanistan : le même film

En 2003, renverser Saddam Hussein a pris trois semaines. Stabiliser l’Irak a pris vingt ans, coûté plus de 2000 milliards de dollars et laissé derrière un pays fracturé où Daech a prospéré dans les ruines de la démocratie promise. En 2011, la campagne aérienne de l’OTAN en Libye a éliminé Kadhafi, mais uniquement parce que des rebelles au sol ont fait le travail que les bombes ne pouvaient pas faire. Résultat : un État failli, deux gouvernements rivaux, et des marchés d’esclaves à ciel ouvert.

En Afghanistan, vingt ans d’occupation, des centaines de milliards, la formation d’une armée nationale de 300 000 hommes — tout ça pour que les Talibans reprennent Kaboul en onze jours en août 2021. L’aéroport. Les images. Les corps qui tombent des avions. Harry Kazianis, rédacteur en chef de 19FortyFive, le résume brutalement : on ne bombe pas un pays vers la démocratie.

Et pourtant. Voilà que Washington recommence. Avec le même script. Les mêmes promesses. Les mêmes certitudes qui se fracassent sur le réel.


L’amnésie stratégique de l’Amérique n’est pas un accident. C’est une fonction. Chaque génération de décideurs croit être celle qui réussira là où les précédentes ont échoué. Chaque génération de soldats paie le prix de cette arrogance. Et chaque génération de civils en subit les conséquences dans leur chair.

Le précédent iranien de 1953

L’Iran connaît le changement de régime américain mieux que quiconque. En 1953, la CIA et le MI6 ont orchestré le coup d’État contre Mohammad Mossadegh, le premier ministre démocratiquement élu, pour restaurer le Shah. Le pétrole. Toujours le pétrole. Le Shah a régné 26 ans avec sa police secrète, la SAVAK. Et en 1979, la Révolution islamique a balayé tout ça, installant exactement le régime que l’Amérique essaie maintenant de détruire.

Les Iraniens s’en souviennent. Chaque écolier apprend cette histoire. Quand Trump dit aux Iraniens que leur moment de liberté est arrivé, qu’ils doivent reprendre leur gouvernement, la résonance historique est assourdissante. On leur a déjà fait le coup. Et ils savent comment ça finit.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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