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ESSAI : Quand Venise ouvre ses portes à ceux qui bombardent les musées
Crédit: Adobe Stock

Quand la culture devient une arme douce

Nadezhda Tolokonnikova l’a formulé : « Le soft power culturel est devenu partie intégrante de la doctrine militaire russe et un instrument de guerre hybride. » Le Kremlin ne s’en cache pas. Mikhaïl Shvydkoi, représentant spécial pour les coopérations culturelles, a salué cette participation comme « la preuve que la culture russe n’est pas isolée ». Nous avons forcé la porte, et le monde nous a laissés entrer.

La stratégie est vieille comme les empires. Vous envoyez des musiciens là où vos soldats ne peuvent pas aller. Vous plantez un arbre symbolique pendant que vos missiles transforment des écoles ukrainiennes en gravats. Et vous comptez sur la bonne conscience du monde de l’art pour que personne n’ose dire que le roi est nu.


La culture d’État — financée par l’État, représentant l’État, portant le drapeau de l’État — n’est pas la même chose que la culture libre. Quand cet État bombarde des musées, la distinction devient vitale.

Le pavillon comme drapeau

Un pavillon national à la Biennale est une représentation officielle d’un État. Le pavillon russe des Giardini, construit en 1914, est propriété de la Fédération de Russie. La commissaire, Anastasia Karneeva, a des liens documentés avec Rostec — le conglomérat de défense étatique qui fabrique les missiles utilisés contre des civils ukrainiens.

Olha Petrova, artiste ukrainienne : « L’art n’a jamais existé en dehors de la politique — pas même au temps des pharaons. » Appeler à la séparation quand un État utilise la culture comme arme de propagande, c’est « le plus haut niveau de cynisme ».

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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