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OPINION : La Turquie envoie ses F-16 à Chypre et personne ne devrait être surpris
Crédit: Adobe Stock

Cinquante-deux ans et toujours là

Il faut remonter au 20 juillet 1974 pour comprendre ce qui se joue. Ce jour-là, environ 40 000 soldats turcs ont débarqué sur les côtes de Chypre sous le nom de code Opération Attila. Le prétexte : protéger la communauté chypriote turque après un coup d’État soutenu par la junte militaire grecque. L’opération s’est terminée le 16 août 1974 avec la Turquie contrôlant 36 % de l’île. Des centaines de milliers de Chypriotes grecs ont été déplacés. Des villages entiers vidés. Et depuis ce jour, la ligne verte coupe l’île en deux, surveillée par les Casques bleus de l’ONU, comme une cicatrice que personne n’a jamais eu le courage de recoudre.

Aujourd’hui, la Turquie maintient entre 30 000 et 35 000 soldats en Chypre du Nord. La République turque de Chypre du Nord, proclamée en 1983, n’est reconnue par aucun État sauf la Turquie. Les résolutions de l’ONU demandent le retrait des troupes turques. L’Union européenne considère le nord de l’île comme un territoire occupé. Et pourtant, chaque année, la garnison reste. Chaque année, les effectifs sont maintenus. Et maintenant, des F-16 viennent s’y ajouter.


Cinquante-deux ans. C’est plus long que la plupart des mariages. Plus long que la carrière d’un soldat. Plus long que la mémoire de ceux qui ont été déplacés. Et nous en sommes toujours au même point — sauf que maintenant, il y a des chasseurs supersoniques sur la piste.

Une occupation que le monde a appris à ignorer

Le silence autour de l’occupation de Chypre est l’un des scandales les plus durables de la diplomatie occidentale. La Turquie est membre de l’OTAN. Elle abrite la base aérienne d’Incirlik, vitale pour les opérations américaines au Moyen-Orient. La communauté internationale a collectivement décidé que le prix d’une confrontation avec Ankara était trop élevé. Résultat : l’occupation est devenue un bruit de fond, un fait accompli. Si vous pouvez maintenir 35 000 soldats pendant un demi-siècle sans conséquence, pourquoi ne pas ajouter des chasseurs de combat quand l’occasion se présente ?

Sources

Sources primaires

Militarnyi — Turkey Deploys Six F-16 Fighter Jets and Air Defense Systems to Northern Cyprus — 9 mars 2026

Defense News — Turkey sends six F-16 fighters to Northern Cyprus amid Iran missile threats — 9 mars 2026

Bloomberg — Iran War: Turkey Weighs F-16 Deployment to Northern Cyprus to Bolster Defenses — 7 mars 2026

Al Jazeera — Turkiye says Iranian ballistic missile intercepted by NATO air defences — 9 mars 2026

Daily Sabah — Turkiye deploys F-16s to Turkish Cyprus to boost security amid Iran war — 9 mars 2026

Sources secondaires

Greek City Times — Turkey Deploys Six F-16 Fighter Jets to Occupied Northern Cyprus Amid Regional Tensions — 9 mars 2026

Foundation for Defense of Democracies — Turkish Deployment of F-16s in Occupied Portion of Cyprus Raises Tensions in Eastern Mediterranean — 9 mars 2026

The European Conservative — Cyprus Condemns Turkish F-16 Deployment — 10 mars 2026

i24NEWS — Turkey deploys F-16 jets and air defenses to northern Cyprus amid regional tensions — 9 mars 2026

Euronews — UK says it is not at war after Iranian drone strikes RAF Akrotiri base in Cyprus — 2 mars 2026

Euronews — Greece, France and Germany send forces to Cyprus after Iran-made drone strikes — 3 mars 2026


Les sources listées ci-dessus ont été consultées, croisées et vérifiées pour garantir l’exactitude factuelle de cet article. Les URL complètes permettent au lecteur de consulter directement les documents originaux et de vérifier par lui-même les informations présentées.

Greek Reporter — Greece and Cyprus Reactivate Common Defense Doctrine — 3 mars 2026

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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