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PORTRAIT : Oleksandr Dovhach, le colonel qui volait toujours en premier
Crédit: Adobe Stock

L’opération antiterroriste et les Forces conjointes

Oleksandr Dovhach n’a pas attendu le 24 février 2022 pour connaître la guerre. Sa carrière de pilote de combat a traversé l’opération antiterroriste dans le Donbass dès 2014, puis l’opération des Forces conjointes qui a suivi. Pendant que l’Europe découvrait à peine que la Russie avait annexé la Crimée et armé des séparatistes dans l’est de l’Ukraine, Dovhach volait déjà au-dessus des lignes. Il accumulait les heures de vol dans un espace aérien contesté, apprenait les tactiques d’évasion, comprenait les faiblesses des systèmes de défense antiaérienne russes avant même que le monde sache les nommer.

C’est dans cette période que s’est forgé le pilote que ses hommes allaient suivre sans hésiter. Pas dans les académies militaires. Pas dans les simulateurs de vol. Dans le ciel réel, au-dessus de Donetsk et de Louhansk, là où les missiles sol-air ne font pas de distinction entre un colonel et un lieutenant. Le MH17, abattu en juillet 2014 par un missile Buk au-dessus de cette même zone, avait démontré à quel point le ciel de l’est ukrainien était devenu un espace où chaque vol pouvait être le dernier.


Trois guerres dans un même pays. Opération antiterroriste, Forces conjointes, invasion à grande échelle. Trois noms différents pour une seule réalité : la Russie n’a jamais cessé d’attaquer. Et Dovhach n’a jamais cessé de voler.

La montée en puissance d’un commandant

De pilote de combat à commandant de brigade, le parcours de Dovhach raconte l’évolution d’une armée de l’air ukrainienne qui a dû se réinventer sous le feu. Les forces aériennes de l’Ukraine héritées de l’ère soviétique n’avaient ni les budgets, ni les pièces de rechange, ni la doctrine moderne pour affronter une puissance comme la Russie. Chaque appareil opérationnel comptait. Chaque pilote expérimenté valait de l’or. Dovhach a gravi les échelons non pas par ancienneté bureaucratique, mais parce qu’il savait faire voler un Su-27 dans des conditions où d’autres auraient refusé de décoller.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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