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ANALYSE : Comment la Russie sort grande gagnante de la guerre en Iran sans tirer un seul coup de feu
Crédit: Adobe Stock

Le renversement historique des prix

Les chiffres sont vertigineux. Avant le 28 février, le pétrole russe de l’Oural se négociait entre 38 et 45 dollars le baril, soit une décote de 10 à 13 dollars par rapport au Brent. C’était le prix des sanctions. En deux semaines, tout a basculé. Le Brent a bondi de 73 à 120 dollars le 9 mars — une hausse de 65 %. Mais le plus spectaculaire : l’Oural russe a clôturé à 100,67 dollars le 11 mars, au-dessus du Brent à 99 dollars. L’écart s’est creusé jusqu’à 12 dollars en faveur du brut russe.


Il aura fallu quatre ans de diplomatie pour construire un plafond de prix qui fonctionnait. Il aura fallu dix jours de bombardements pour le réduire en poussière. Quatre ans de travail anéantis par dix jours de missiles.

Six milliards d’euros en deux semaines

Selon Bloomberg et le Centre de recherche sur l’énergie et l’air pur, la Russie a engrangé environ 6 milliards d’euros de revenus supplémentaires depuis le début des frappes. Pour mettre ce chiffre en perspective : c’est l’équivalent de ce que l’Allemagne a dépensé en aide militaire à l’Ukraine sur l’ensemble de 2025. Ian Bremmer, président de l’Eurasia Group, résume : « La Russie est le pays qui gagne de manière évidente parce qu’elle se retrouve avec des prix de l’énergie plus élevés et plus de levier sur les pays qui ont besoin de son pétrole et de son gaz. »

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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