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ANALYSE : L’Iran menace de frapper les banques américaines et israéliennes — la guerre financière a commencé
Crédit: Adobe Stock

Des employés préparaient les salaires de février

La nuit du 10 au 11 mars, une frappe israélienne a touché une succursale de la Banque Sepah en plein cœur de Téhéran. Plusieurs employés ont été tués. Ils travaillaient un quart supplémentaire pour préparer le versement des salaires de février. Des comptables. Des caissiers. Des gens qui faisaient des virements bancaires à deux heures du matin pour que des millions d’Iraniens reçoivent leur paie. La Banque Sepah n’est pas n’importe quelle institution. C’est l’une des plus grandes banques publiques d’Iran, avec des liens historiques avec l’appareil militaire. Son centre de sécurité numérique a été détruit dans la frappe. Pour l’Iran, ce n’était pas un dommage collatéral. C’était une attaque délibérée contre l’infrastructure financière civile du pays.


Il y a quelque chose de profondément dérangeant dans l’image de comptables tués pendant qu’ils préparent des salaires. Ce n’est pas un bunker. Ce n’est pas un dépôt d’armes. C’est une banque où des gens ordinaires travaillaient tard pour que d’autres gens ordinaires puissent payer leur loyer.

La qualification juridique qui change tout

Le commandement iranien a qualifié cette frappe d’acte de guerre illégitime et non conventionnel. Le mot clé est non conventionnel. Dans le droit des conflits armés, frapper une infrastructure financière civile constitue une zone grise juridique que peu d’experts avaient anticipée. Les Conventions de Genève protègent les infrastructures civiles. Mais qu’est-ce qu’une banque qui finance partiellement l’appareil militaire? La question n’a pas de réponse simple. Ce que l’Iran a fait, c’est retourner cette ambiguïté contre ses adversaires. Si vous frappez nos banques, les vôtres deviennent des cibles. La logique de réciprocité dans le droit de la guerre vient d’être appliquée au secteur financier. C’est un précédent qui devrait terrifier chaque directeur de banque dans un rayon de trois mille kilomètres autour de Téhéran.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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