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CHRONIQUE : Le détroit d’Hormuz, poudrière du monde — quand 16 navires iraniens disparaissent en une nuit
Crédit: Adobe Stock

Le 28 février qui a changé le Moyen-Orient

Pour comprendre les 16 navires détruits le 10 mars, il faut remonter au 28 février 2026. Ce jour-là, les États-Unis et Israël ont lancé l’opération Epic Fury, la plus vaste opération militaire conjointe contre l’Iran depuis la révolution islamique de 1979. Les cibles : les installations nucléaires iraniennes — Natanz, Fordow, Isfahan —, les bases militaires du CGRI, les centres de commandement, les systèmes de défense aérienne. Et au sommet de la liste : le Guide suprême Ali Khamenei, tué dans une frappe de précision dont les détails restent classifiés. En quelques heures, la structure de commandement de la théocratie iranienne a été décapitée.

La réponse iranienne a été aussi prévisible que dévastatrice. Des barrages de missiles balistiques sur les villes israéliennes. Des frappes sur les bases américaines au Qatar, aux Émirats arabes unis, à Bahreïn, causant des victimes et des dommages aux infrastructures. Des attaques de milices alliéesHezbollah, Houthis, milices irakiennes — contre des cibles américaines et israéliennes dans toute la région. Et puis la carte maîtresse : Hormuz. Le CGRI a annoncé que tout navire lié aux États-Unis, à Israël ou à leurs alliés serait considéré comme une « cible légitime ». Le trafic maritime s’est effondré pratiquement du jour au lendemain.


Tuer le Guide suprême d’un pays de 88 millions d’habitants et s’attendre à ce que la situation se calme — c’est soit de l’arrogance stratégique, soit de l’incompétence. L’opération Epic Fury a peut-être détruit le programme nucléaire iranien. Mais elle a aussi ouvert la boîte de Pandore du Golfe persique. Et ce qui en sort ressemble à un cauchemar pour l’économie mondiale.

La spirale de l’escalade

Depuis le 28 février, chaque jour a apporté son lot d’escalade. 1er mars : le CGRI déclare Hormuz « zone de guerre ». 3 mars : les assureurs maritimes suspendent la couverture risque de guerre pour le détroit — sans assurance, les pétroliers ne naviguent pas. 5 mars : au moins cinq pétroliers endommagés par des attaques dans le Golfe persique. 7 mars : deux marins tués sur un navire commercial. 10 mars : confirmation du déploiement de mines navales, destruction des 16 mouilleurs. 11 mars : trois navires supplémentaires touchés dans le Golfe persique. 150 navires bloqués aux abords du détroit, incapables de passer dans un sens ou dans l’autre.

Les grandes compagnies maritimesMaersk, MSC, Hapag-Lloyd, CMA CGM — ont toutes émis des directives suspendant ou limitant le transit par Hormuz. Les taux de fret pour les supertankers ont explosé. Les primes d’assurance maritime ont été multipliées par dix. Et pourtant, le monde continue de tourner comme si cette crise était temporaire, gérable, contrôlable. Elle ne l’est pas. Chaque jour de fermeture du détroit coûte des milliards de dollars à l’économie mondiale et rapproche un peu plus la planète d’une crise énergétique comparable à celle de 1973.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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