Skip to content
CHRONIQUE : Les derniers jours avant la frappe sur l’Iran, ou comment on décide de bombarder un pays
Crédit: Adobe Stock

Janvier 2026 : les promesses aux manifestants

Pour comprendre ce qui s’est joué dans les derniers jours de février, il faut rembobiner. Janvier 2026. L’Iran brûle. Des manifestations massives secouent les trente-et-une provinces du pays. Des millions d’Iraniens dans les rues. Des femmes sans voile. Des étudiants qui scandent des slogans contre le régime. Et le régime qui répond comme il a toujours répondu : par les balles. Les organisations de défense des droits humains parlent de 2 500 morts. Deux mille cinq cents personnes tuées pour avoir osé réclamer la liberté.

Trump, depuis Washington, regarde. Et tweete. Le 5 janvier, il écrit aux manifestants iraniens : « Continuez à protester. L’aide est en route. » Sept mots. Sept mots qui engagent la première puissance militaire du monde. Sept mots qui ne veulent rien dire de précis mais qui promettent tout. Les manifestants les lisent sur leurs téléphones, entre deux tirs de gaz lacrymogène. Ils y croient. Certains mourront en y croyant.


Promettre l’aide à des gens qui se font tirer dessus depuis un bureau climatisé à sept mille kilomètres de distance, c’est soit du courage, soit de l’inconscience. Quand on sait ce qui a suivi — non pas un sauvetage mais un bombardement qui a tué des centaines de civils innocents — on penche dangereusement vers la seconde option.

Le silence de février

Puis, plus rien. Les manifestations sont écrasées. Le régime iranien reprend le contrôle. Les rues se vident. Les prisons se remplissent. Et Trump ne dit plus un mot sur les manifestants. Ce silence n’est pas un oubli. C’est une transition. Pendant que le monde regarde ailleurs, le Pentagone déploie la plus grande concentration de forces militaires américaines au Moyen-Orient depuis l’invasion de l’Irak en 2003. Des porte-avions. Des destroyers. Des sous-marins nucléaires. Des escadrons de F-35. Tout converge vers le golfe Persique. L’aide promise aux manifestants n’était pas humanitaire. Elle était balistique.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

facebook icon twitter icon linkedin icon
Copié!
Plus de contenu