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CHRONIQUE : Missiles iraniens sur Israël et diplomates tués à Beyrouth — quand la guerre dévore ses propres règles
Crédit: Adobe Stock

Beyrouth, 8 mars, avant l’aube

Beyrouth, ville blessée, reconstruite, blessée à nouveau. L’hôtel Ramada, en plein quartier central. Pas un bunker. Pas une base camouflée. Un hôtel avec une réception, des chambres, des couloirs où des gens dorment. C’est là que les missiles israéliens ont frappé dans les premières heures du 8 mars. Le ministère libanais de la Santé a confirmé : quatre diplomates iraniens tués, dix blessés. Les identités n’ont pas été divulguées, comme si même dans la mort, le secret diplomatique devait être préservé.


Il y a quelque chose de profondément troublant dans le fait de bombarder un hôtel en plein centre d’une capitale étrangère. Quelque chose qui dit : nous ne reconnaissons plus aucune frontière, aucune souveraineté, aucune règle. Le Liban n’est pas en guerre contre Israël — pas officiellement. Et pourtant.

Le précédent que personne ne veut nommer

Quand Israël affirme avoir ciblé des commandants des Gardiens de la Révolution iraniens, le langage est clinique, calibré, chirurgical. Mais quand la cible est un hôtel civil dans une capitale souveraine, quand les victimes portent un statut diplomatique, le mot « chirurgical » prend un goût de cendre. La Convention de Vienne sur les relations diplomatiques, signée en 1961, garantit l’inviolabilité des diplomates. Soixante-cinq ans de droit international. Balayés par un missile avant l’aube.

L’ambassadeur Irvani a écrit aux dirigeants de l’ONU. Sa lettre parlait d’un acte terroriste délibéré. Le choix des mots n’est pas anodin. « Terroriste » — le même mot que les puissances occidentales utilisent pour désigner les actions de l’Iran et de ses alliés. Le miroir se retourne. Et dans ce miroir, personne n’aime ce qu’il voit.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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