Skip to content
CHRONIQUE : Quand les propres documents du Kremlin confirment l’hécatombe — 1 315 000 soldats russes perdus selon Moscou
Crédit: Adobe Stock

1 315 000 — la magnitude du désastre

Mettons ce chiffre en perspective. 1 315 000 pertes irréversibles, c’est plus que la population de villes comme Prague, Dublin ou Bruxelles. C’est l’équivalent de la disparition complète d’une métropole européenne — effacée de la carte non par un tremblement de terre ou une pandémie, mais par la décision consciente d’un homme qui refuse d’admettre que sa guerre est perdue. Pour chaque kilomètre carré gagné en Ukraine en 2025, la Russie a payé un prix que même les généraux les plus cyniques de l’histoire auraient jugé inacceptable.


Je relis ce chiffre et je me demande : à quel moment un dirigeant qui envoie 1,3 million de ses propres citoyens à la mort cesse d’être un chef de guerre pour devenir un criminel de masse ? La réponse, bien sûr, est qu’il l’est depuis le premier jour. Mais les documents du Kremlin transforment cette conviction morale en certitude comptable.

La convergence des estimations

Ce qui rend cette révélation encore plus dévastatrice, c’est qu’elle confirme ce que tout le monde suspectait sans pouvoir le prouver. L’état-major ukrainien estimait les pertes russes à 1 274 990 au 10 mars 2026. La collaboration indépendante entre Mediazona et le service russe de la BBC avait confirmé, au 2 mars, plus de 200 000 tués identifiés par nom — un plancher absolu, limité aux cas vérifiables par des sources ouvertes. Le chiffre russe de 1 315 000 est non seulement cohérent avec ces estimations — il les dépasse. Et Zelenskyy a ajouté cette phrase glaciale : « Nous avons des raisons de croire que ces chiffres sont sous-estimés. »

facebook icon twitter icon linkedin icon
Copié!
Plus de contenu