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CHRONIQUE : Quand l’Ukraine frappe au sud, c’est tout le front russe qui vacille
Crédit: Adobe Stock

Oleksandrivka, le premier domino

La direction d’Oleksandrivka couvre des portions des oblasts de Donetsk, de Zaporizhzhia et de Dnipropetrovsk. C’est un carrefour stratégique que les analystes de l’ISW surveillent depuis des mois. Quand les forces ukrainiennes ont lancé leur mouvement sur cet axe, elles ne cherchaient pas simplement à reprendre du terrain. Elles cherchaient à créer un problème insoluble pour le commandement russe. Et elles y sont parvenues. Le major-général Oleksandr Komarenko, chef du département opérationnel principal de l’état-major ukrainien, a rapporté un contrôle quasi complet de la région de Dnipropetrovsk. Quasi complet. Après des mois où chaque mètre se payait en sang, cette formulation ressemble à une révolution silencieuse. Les troupes ukrainiennes ont repoussé les forces russes hors de Novoyakolivka et du nord de Loukianivske, au sud-est de la ville de Zaporizhzhia. Chaque position perdue par Moscou n’est pas qu’un point sur une carte. C’est un trou dans un filet qui se déchire de plus en plus vite.


On nous a répété pendant des mois que l’Ukraine ne pouvait pas reprendre de territoire. Que la guerre de position avait figé le front pour toujours. Les 400 kilomètres carrés reconquis dans le sud racontent une histoire radicalement différente.

Huliaipole, le front oublié qui réveille Moscou

L’axe de Huliaipole, dans l’oblast de Zaporizhzhia, était considéré par le commandement russe comme un secteur secondaire. Une zone de faible priorité, tenue par des unités qui attendaient les renforts promis pour la grande offensive du printemps. Le capitaine Dmytro Filatov, commandant du 1er régiment d’assaut séparé Dmytro Kotsyubaylo, opère dans ce secteur avec une efficacité qui a forcé Moscou à reconsidérer ses priorités. La reconquête de Prymorske, au sud de Zaporizhzhia, et de la région de Pavlivka a transformé ce front oublié en une hémorragie stratégique pour les forces d’occupation russes. Chaque village repris oblige le commandement russe à faire un choix impossible : envoyer des troupes au sud et affaiblir l’est, ou maintenir la pression à l’est et perdre le sud. Il n’y a pas de bonne réponse. Et c’est exactement ce que les planificateurs ukrainiens avaient prévu.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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