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CHRONIQUE : Quand Trump décroche le téléphone et que Poutine dicte l’ordre du jour
Crédit: Adobe Stock

Décembre à mars — le vide diplomatique

Le dernier échange direct entre Trump et Poutine remontait à décembre 2025. À l’époque, la guerre en Ukraine dominait encore l’agenda bilatéral. Les Américains pressaient — mollement — pour un cessez-le-feu. Les Russes temporisaient, gagnaient du terrain dans le Donbass, consolidaient leurs positions. Puis le silence. Trois mois complets sans que les deux dirigeants les plus puissants du monde ne jugent utile de décrocher le combiné. Ce n’est pas un oubli. C’est un choix stratégique. Quand Trump ne téléphone pas, c’est qu’il n’a rien à demander. Quand il rappelle, c’est qu’il a besoin de quelque chose.

Et ce dont il avait besoin le 9 mars, ce n’était pas la paix en Ukraine. C’était une porte de sortie en Iran. Depuis le 28 février, les frappes américaines et israéliennes contre le programme nucléaire iranien avaient déclenché une escalade que personne — pas même le Pentagone — n’avait pleinement anticipée. Les prix du pétrole s’envolaient. Les marchés paniquaient. Les alliés européens grimaçaient. Trump avait besoin d’un interlocuteur capable de parler à Téhéran. Et le seul homme sur terre qui pouvait jouer ce rôle s’appelait Vladimir Poutine.


Trois mois de silence, puis un appel d’une heure. Ce n’est pas de la diplomatie. C’est du transactionnel pur. On n’appelle pas quand on veut construire quelque chose. On appelle quand on a besoin d’un service. Et dans cette relation, c’est Poutine qui rend les services — à son propre prix, évidemment.

Le contexte de l’appel — un monde en combustion

Au Moyen-Orient, les installations nucléaires de Natanz et Ispahan avaient été frappées. L’Iran ripostait avec des missiles balistiques, ciblait des bases américaines en Irak et au Qatar. Le détroit d’Ormuz était devenu une zone de guerre. En Ukraine, les forces russes profitaient de l’attention détournée de Washington. Les livraisons d’armes occidentales ralentissaient. Le moral ukrainien s’effondrait.

C’est dans ce contexte que Poutine a décroché. Pas en position de faiblesse. En position de courtier. L’homme qui mène une guerre d’agression en Europe se proposait comme médiateur au Moyen-Orient. Et Washington acceptait d’écouter.

Sources

Sources primaires


Les sources ci-dessous ont été croisées et vérifiées — chaque fait rapporté dans cette chronique repose sur au moins deux sources indépendantes, parce que la rigueur est le seul rempart contre la désinformation.

Kyiv Independent — Putin, Trump discuss Iran war, Ukraine — 10 mars 2026

Axios — Trump, Putin discuss Iran and Ukraine war in phone call — 9 mars 2026

Sources secondaires

Meduza — Putin and Trump discuss Middle East war and Ukraine negotiations in first phone call of 2026 — 10 mars 2026

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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