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COMMENTAIRE : La guerre en Iran provoque la plus grande perturbation pétrolière de l’histoire
Crédit: Adobe Stock

Vingt pour cent du monde dans un corridor de 33 kilomètres

Le détroit d’Ormuz mesure 33 kilomètres à son point le plus étroit. C’est le goulot d’étranglement le plus critique de l’économie mondiale. Chaque jour, avant la guerre, 20 millions de barils de pétrole et des volumes considérables de gaz naturel liquéfié transitaient par ce corridor entre le golfe Persique et le reste du monde. L’Arabie saoudite y fait passer 89 % de ses exportations énergétiques. Le Koweït, le Qatar et l’Iran eux-mêmes : 100 %. L’Irak : 97 %. Ce n’est pas un itinéraire parmi d’autres. C’est LE passage obligé de l’énergie mondiale.

Les stratèges militaires le savaient depuis des décennies. Les rapports de la RAND Corporation, du Pentagone, des think tanks britanniques — tous avaient modélisé ce scénario. La fermeture du détroit d’Ormuz était considérée comme l’option nucléaire de l’Iran : trop coûteuse pour être utilisée, trop dévastatrice pour être ignorée. Et pourtant. L’Iran l’a fait. Pas avec une flotte de guerre imposante. Avec des drones navals, des mines et une menace suffisamment crédible pour que les assureurs maritimes mondiaux refusent de couvrir tout navire dans la zone.


Il y a quelque chose de vertigineux dans la disproportion. La plus grande puissance militaire de l’histoire humaine ne peut pas forcer un passage de 33 kilomètres. Pas parce qu’elle manque de missiles. Parce que personne n’assure les cargaisons.

Une fermeture par l’assurance, pas par la force

C’est peut-être l’ironie la plus cruelle de cette crise. Le détroit d’Ormuz n’a pas été fermé par un barrage naval iranien. Il a été fermé par Lloyd’s of London, par les compagnies d’assurance maritime, par les calculs de risque des armateurs. Quelques frappes de drones dans les environs du détroit ont suffi. Un pétrolier angolais, le Sonangol Namibe, touché par un drone naval près du port de Mubarak Al Kabeer au Koweït — à plus de 800 kilomètres du détroit. Une marée noire. Un signal envoyé au monde entier : nulle part dans le golfe n’est sûr. Le trafic de tankers a d’abord chuté de 70 %. Plus de 150 navires ont jeté l’ancre hors de la zone, attendant des instructions qui ne viennent pas. Puis le trafic est tombé à zéro.

Le nouveau Guide suprême iranien, Mojtaba Khamenei — fils de l’ancien leader tué dans les frappes américaines — a juré que le détroit resterait fermé. Que l’Iran continuerait ses attaques contre ses voisins du golfe Persique. La guerre n’est plus seulement entre l’Iran d’un côté et les États-Unis et Israël de l’autre. C’est toute l’architecture énergétique de la région qui s’effondre. Les espaces aériens des Émirats, du Qatar, du Koweït ont été fermés. Des milliers de vols annulés. Emirates Airlines clouée au sol. Le tourisme, les affaires, le commerce — tout s’arrête dans la première région productrice de pétrole au monde.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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