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COMMENTAIRE : Le choc pétrolier iranien alimente la campagne de la Hongrie contre les sanctions russes
Crédit: Adobe Stock

La fermeture qui a fait exploser les prix

Fin février 2026, les frappes américano-israéliennes contre l’Iran ont déclenché une réaction en chaîne. Le Corps des Gardiens de la révolution a fermé le détroit d’Ormuz, ce couloir de 55 kilomètres par lequel transite un cinquième du pétrole mondial. Des drones bon marché, des mines flottantes, des menaces contre les pétroliers. Les compagnies d’assurance maritime ont retiré leurs couvertures. Le trafic est tombé à zéro. Le Brent a bondi au-dessus de 116 dollars. Le gaz naturel européen a grimpé de 20 % en une journée.

Pour la Hongrie, déjà privée de son approvisionnement russe via le pipeline Droujba depuis le 27 janvier, c’est une double peine. Mais pour Orbán, c’est une double aubaine. La fermeture d’Ormuz lui permet de présenter la levée des sanctions russes comme une nécessité urgente plutôt que comme un service rendu au Kremlin.


Il y a des moments où l’histoire offre aux opportunistes exactement ce qu’ils attendaient. Le détroit se ferme, les prix explosent, et Orbán peut hurler ce qu’il murmure depuis quatre ans. Sauf que c’est toujours de la complaisance envers Moscou. Tout le monde le sait. Mais quand le litre d’essence brûle le portefeuille, les gens écoutent celui qui promet de baisser le prix, même s’il ment sur la cause.

Le diesel à 1,64 dollar et la panique aux pompes

Le diesel atteignait 1,64 dollar le litre en Ukraine le 9 mars, en hausse de 16 % en un mois. L’essence grimpait de 12 %. En Hongrie, le gouvernement a imposé un plafonnement des prix595 forints l’essence, 615 forints le diesel — en puisant dans les réserves stratégiques. Des soldats ont été déployés devant les installations énergétiques. Le message est calibré : nous sommes en état de siège. Seul Orbán peut protéger la Hongrie.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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