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COMMENTAIRE : Quatre milliards en fumée — quand les frappes iraniennes exposent la fragilité du colosse américain
Crédit: Adobe Stock

Deux milliards dans les radars THAAD

Le système THAADTerminal High Altitude Area Defense — était censé être le bouclier impénétrable de la présence américaine au Moyen-Orient. Chaque batterie coûte environ trois milliards de dollars. Chaque composante radar AN/TPY-2 représente un investissement de cinq cents millions. Ces radars, dispersés entre les Émirats, la Jordanie et l’Arabie saoudite, formaient un réseau de détection censé voir venir n’importe quel missile balistique iranien à des centaines de kilomètres. Les ingénieurs de Lockheed Martin avaient présenté ce système comme le summum de la défense antimissile. Le produit le plus sophistiqué jamais conçu pour protéger des forces déployées en territoire hostile.

Quatre de ces radars sont maintenant hors service. Deux milliards de dollars de technologie de pointe réduits à des amas de métal tordu dans le désert. Les missiles balistiques iraniens n’ont pas eu besoin d’être plus sophistiqués que le bouclier — ils ont juste eu besoin d’être plus nombreux. C’est la leçon la plus ancienne de la guerre : la quantité a sa propre qualité. Et quand un missile iranien à quelques millions de dollars détruit un radar à cinq cents millions, l’équation économique de cette guerre se retourne contre celui qui a les jouets les plus chers.


Il y a une ironie cruelle dans le fait que le système conçu pour intercepter les missiles ennemis soit lui-même devenu la cible. Le THAAD n’a pas échoué techniquement — il a échoué stratégiquement. On ne protège pas un bouclier avec un autre bouclier. À un moment, quelque chose est exposé. Et l’Iran a trouvé ce quelque chose.

Al-Udeid — le radar à un milliard

La base d’Al-Udeid au Qatar est le centre névralgique des opérations aériennes américaines dans la région. C’est de là que le CENTCOM coordonne ses frappes. C’est là que se trouve le radar d’alerte avancée AN/FPS-132, un monstre technologique de 1,1 milliard de dollars capable de suivre des objets en orbite basse. Ce radar faisait partie de l’architecture globale de surveillance spatiale des États-Unis. Les autorités qataries ont confirmé les dommages. Un seul impact. Un milliard cent millions de dollars de capacité de détection compromis en un instant. L’Amérique n’avait pas prévu de plan B pour ce scénario, parce que ce scénario n’était pas censé arriver.

Le problème va bien au-delà du matériel endommagé. Chaque radar perdu crée un trou dans la couverture de détection. Chaque trou augmente la vulnérabilité des forces déployées. Chaque vulnérabilité invite de nouvelles frappes. C’est un cercle vicieux que les stratèges du Pentagone connaissent parfaitement en théorie — mais qu’ils découvrent dans la chair pour la première fois depuis des décennies.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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